Les aidants subissent beaucoup de stress et une charge émotionnelle importante. Sans parler du travail à accomplir au quotidien. Leur santé s’en ressent. Une étude canadienne montre que leur état de santé physique se détériorait plus vite que la moyenne, lorsqu’un de leur proche était atteint de cancer. Autre découverte, la dépression est un facteur prédictif de ce déclin.

Une équipe du Memorial Sloan Kettering Cancer Center a suivi 664 aidants afin d’évaluer leur état de santé physique. Celui-ci a été mesuré à deux ans du diagnostic de cancer de leur proche, puis à 8 ans. Objectif, déterminer des facteurs prédictifs d’une détérioration précoce.

Résultat, à deux ans du diagnostic, la santé des aidants était légèrement meilleure que celle de la moyenne nationale au même âge. Mais 6 ans plus tard, cet atout s’était déjà dissipé et un déclin – léger mais significatif – était observé dans cette population.

La dépression, un signe prédictif

En outre, les chercheurs ont noté que présenter des symptômes de dépression était le seul facteur prédictif d’un déclin physique précoce. « Les aidants montrant des signes de forte dépression avait une santé déclinant deux fois plus vite que les aidants aux symptômes plus légers. »

« Les effets secondaires de la dépression sur l’état de santé physique sont bien documentés dans la population générale », soulignent les scientifiques. Mais « ces résultats mettent l’accent sur la nécessité d’une prise en charge spécifique pour les aidants », concluent-ils.

 

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