Sur le long terme, boire de l’alcool en petites quantités pourrait protéger contre la survenue d’une démence. C’est la conclusion surprenante d’une étude américaine. Une consommation modérée pourrait donc préserver la santé mentale des personnes âgées.

L’équipe du Dr Linda  McEvoy de l’Université de Californie, vient de montrer les bénéfices d’une consommation raisonnable d’alcool pour prévenir l’apparition d’une démence. Leur étude a été réalisée auprès de  728 femmes et 616 hommes, suivis pendant 29 ans. D’origine caucasienne, tous avaient un diplôme supérieur. Ils ont fait l’objet de tests cognitifs tous les quatre ans.

Résultats, les hommes et les femmes buvant pratiquement tous les jours – de 5 à 7 jours par semaine – des quantités modérées d’alcool présentaient une bien meilleure santé cognitive, comparés à des abstinents, après 85 ans ! A noter que pour l’auteure de ce travail, une consommation modérée correspondait chez les moins de 65 ans, à deux verres par jour pour les hommes et à un verre pour les hommes et les femmes de plus de 65 ans.

L’alcool tue 

Le Dr McEvoy précise par ailleurs que dans son étude, « très peu de participants présentaient une consommation excessive ». En aucun cas « notre travail décrypte l’effet de l’alcool sur la cognition lorsqu’il est consommé en mode ‘binge drinking », distingue le Dr McEvoy.

Par ailleurs, les petits buveurs de vin auraient une meilleure hygiène de vie générale. Pour autant, selon l’auteur principal de ce travail, Eric Richard, « ce résultat ne doit pas nous encourager à recommander une consommation d’alcool très modérée pour tout le monde. Certains souffrent de problèmes de santé mentale incompatibles avec l’alcool. D’autres ne parviennent pas à maîtriser leur rapport avec cette substance addictive, ne savent pas se limiter à un ou deux verres par jour ».

Sans oublier que ces boissons tuent. Chaque année en France, l’alcool cause par exemple plus de 15 000 décès par cancer. La bouche, le pharynx, le larynx, l’œsophage, le colon-rectum, le sein et le foie sont les organes les plus touchés.

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