











Une p’tite sieste entre midi et deux, et ça repart ! En Normandie, le fabricant de figurines Leblon-Delienne a mis une salle de repos à la disposition de ses 43 salariés. A la pause déjeuner, près d’un sur deux vient y piquer un roupillon.
Comme les Romains en quelques sorte, qui s’adonnaient à un repos compensateur à midi, c’est-à-dire à la sixième heure après le lever du soleil. La Sixième heure ou sexta hora d’où viendra plus tard le mot espagnol siesta…
« Si on est fatigué, on se repose et ensuite on travaille bien » explique Marie Leblon, créatrice de la marque Leblon-Delienne. « Ce court instant permet de se sentir bien dans sa peau et aussi de mieux vivre ensemble ».
« La Vie en beau » comme disait Beaudelaire. Dans ce monde merveilleux, les salariés s’endorment au milieu de statuettes représentant Caliméro ou Barbapapa. Sur leur pause déjeuner, certains employés viennent pour un vrai somme. D’autres, simplement se détendre sur de confortables coussins ou autres poufs. Pas étonnant dans ces conditions que –selon la direction- 9 salariés sur 10 se disent satisfaits de leurs conditions de travail…
« Se laisser aller…
Sans oublier que ce facteur de cohésion sociale aurait aussi des vertus thérapeutiques. « La sieste est un investissement hautement rentable » nous explique le Dr Jérôme Lefrançois qui a conseillé l’entreprise. « Quinze à vingt minutes offrent tous les bénéfices d’un cycle nocturne d’une heure et demie. C’est donc hautement récupérateur, avec un impact positif sur la vigilance et la concentration, la mémorisation et la créativité. Sans oublier que la sieste est un moyen très efficace et peu coûteux de lutter contre le stress ».
Reste que ce repos compensateur est encore bien mal considéré dans notre pays. « C’est loin d’être le cas dans d’autres pays, même voisins » poursuit le Dr Lefrançois. « Il ne faut pas avoir mauvaise conscience. Nous connaissons tous une baisse de vigilance entre 13 h et 15h. Elle est physiologique. Le meilleur moyen est donc de se laisser aller dans un endroit calme et sombre. Et surtout de ne pas lutter ». Car en plus, c’est très épuisant de lutter contre le sommeil.
Source : Leblon-Delienne, Travail et Sécurité n°669, Interview du Dr Jérôme Lefrançois, Janvier 2007
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