© illustrissima/Shutterstock.com
L’autisme, ou trouble du spectre de l’autisme, est un trouble du neurodéveloppement, soit l’ensemble des mécanismes qui structurent le cerveau. Quelque 700 000 personnes seraient concernées en France, dont 100 000 ont moins de 20 ans. On parle de spectre car les manifestations de ce trouble sont très variables d’une personne à l’autre. L’autisme apparaît au cours du développement de l’enfant et se manifeste dès les premières années de vie, entre 18 et 36 mois selon l’Inserm. Le trouble du spectre de l’autisme se caractérise par deux critères principaux :
Le repérage des premiers signes dès le plus jeune âge est un enjeu majeur. La mise en œuvre d’interventions adaptées, le plus précocement possible, permettra de favoriser le développement et les apprentissages de l’enfant.
Très concrètement, concernant le langage, les signes qui doivent alerter sont :
Concernant les interactions sociales, voici les signes qui doivent pousser à demander un avis médical. Avant 18 mois, l’enfant ne pointe pas du doigt en direction de l’objet qui l’intéresse. Il n’exécute pas les gestes sociaux destinés à communiquer et qui doivent apparaître vers 12 mois : faire coucou, lever les bras pour être porté…
Autour de 18 mois, la combinaison de deux signes de difficultés pour entrer en relation peut être évocatrice. Mais isolément, ces signes ne sont en aucun cas prédictifs d’un autisme :
Plusieurs types de comportements sont évocateurs d’un trouble du spectre de l’autisme :
Si vous avez un doute, n’hésitez pas à demander un premier avis médical auprès de votre médecin ou du pédiatre qui suit votre enfant. En cas de suspicion d’autisme, vous serez orienté vers un professionnel de santé spécialisé dans les troubles du neurodéveloppement. « L’inquiétude des parents est un signe d’alerte majeur : elle ne doit pas être banalisée ou minimisée. Les parents ont en effet une analyse très fine du comportement de leur enfant. Ils peuvent détecter très tôt des anomalies dans les relations avec leur enfant ou des régressions même très discrètes de ses habiletés », soulignait en 2019 auprès de la Haute autorité de Santé la Pre Amaria Baghdadli, pédopsychiatre.

Source : Ameli.fr, maison de l’autisme, HAS, autisme info service, Inserm

Ecrit par : Dorothée Duchemin – Edité par Emmanuel Ducreuzet