Quel est l’influence de l’âge et du sexe sur l’incidence des accidents vasculaires cérébraux (AVC) ? Et sur la mortalité liée à ces attaques ? Selon Santé publique France, les femmes seraient plus exposées après 75 ans.

Les femmes de plus de 75 ans sont exposées à un sur-risque d’AVC. Pour réaliser ce constat, Santé publique France s’est penché sur la population lilloise de plus de 35 ans. Les données, publiées dans le dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), ont été enregistrées entre 2008 et 2015. Au total, « 2 426 AVC (dont 1 917 infarctus cérébraux) ont été recensés (81,5% ischémiques*, 15,6% hémorragiques et 2,9% indéterminés) ».

Résultats, « le nombre total d’AVC était plus faible chez les femmes que chez les hommes dans les classes d’âge 45-54 ans, 55-64 ans et 65-74 ans, mais il était deux fois plus élevé [chez les femmes] après 75 ans ». Ces données confirment le fait que « les femmes d’âge moyen présentent en règle générale moins de facteurs de risque que les hommes, mais que ces différences s’estompent avec l’âge », observent les rédacteurs du BEH.

En termes de mortalité après un AVC, « les taux sont globalement plus élevés chez les femmes que les hommes ». En cause, « l’âge moyen de survenue est de 7 ans supérieur chez les femmes que chez les hommes, les rendant plus fragiles pour supporter les conséquences de l’épisode aigu ».

A noter : parmi les antécédents liés à l’AVC, les femmes souffraient davantage « de migraine et de fibrillation auriculaire » que les hommes. En revanche, « les antécédents de tabagisme, de traumatismes crâniens, de maladie coronaire et d’artérite des membres inférieurs étaient plus élevés chez les hommes ».

*résultant du manque d’apport d’oxygène dans une partie du cerveau

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