
Le sureau noir (Sambucus nigra L) appartient à la famille des caprifoliacées. Le rouge aussi d’ailleurs ! Espèce commune en Europe, en Asie et en Afrique du Nord, le sureau noir – nous y revenons – pousse plus volontiers dans les bois feuillus et ombragés, sur des sols meubles.
Ses fleurs renferment notamment des flavonoïdes, des amines et des tanins. Une fois séchées, elles s’utilisent notamment en infusion pour leurs propriétés sudorifiques. Autrement dit, pour « faire suer » en cas de fièvre. Elles seraient également efficaces contre l’inflammation des voies respiratoires (nez et pharynx principalement). Vous pouvez donc y recourir en cas de rhume, par exemple.
Quant aux fruits – très riches en vitamine C – ils contiennent des pigments organiques, des acides aminés et… du sucre. Voilà pourquoi une fois mûrs, ils sont délicieux en marmelade voire en sirop. Attention toutefois à ne pas en abuser. Ils sont également dotés d’un potentiel laxatif non négligeable… D’une manière générale il est d’ailleurs préférable de les consommer cuits plutôt que crus.
C’est également le cas des fruits du sureau rouge, d’ailleurs… Ce petit arbuste est davantage répandu en Europe centrale et méridionale. Normal, il a besoin de beaucoup de lumière. Il pousse dans les clairières ou les bois clairs et ses baies sont plus recherchées que ses feuilles. Elles sont en effet particulièrement riches en vitamines C et B1. Elles renferment aussi du sucre et des pectines. Frais ou secs, ces fruits peuvent aussi être utilisés en infusion. A condition toutefois que l’ébullition soit courte. Mais encore une fois, la modération est de rigueur. Gare au risque de diarrhées…

Source : Plantes médicinales, Editions Grund
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