Le bisphénol A reconnu comme «extrêmement préoccupant » par l’Europe

[16 juin 2017 - 16h23] [mis à jour le 22 juin 2017 à 14h41]

En février 2017, l’Anses a soumis à l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) une proposition de classement du bisphénol A comme substance extrêmement préoccupante. Elle vient d’obtenir gain de cause. 

Le bisphénol A (BPA) est une substance chimique de synthèse utilisée depuis plus de 50 ans, notamment dans l’industrie du plastique.

Les travaux de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) sur les usages et les effets sanitaires du BPA, l’ont conduite à recommander, dès septembre 2011, une réduction des expositions de la population, notamment par sa substitution dans les matériaux au contact des denrées alimentaires. Ainsi, depuis le 1er janvier 2015, le bisphénol A est interdit en France dans les contenants alimentaires, conduisant à une baisse significative du niveau d’exposition à cette substance.

Vers une possibilité de limiter l’usage du BPA

En février 2017, l’Anses a soumis à l’Agence européenne des produits chimiques une proposition d’identification du BPA en tant que « substance extrêmement préoccupante » sur la base de ses propriétés de « perturbateur endocrinien » pour la santé humaine. C’est aujourd’hui chose faite. Cette proposition vient en effet d’être adoptée par le comité des Etats membres auprès de l’Agence européenne.

Cela aura pour conséquence directe une obligation pour l’industrie de notifier à l’ECHA la présence de la substance dans les articles fabriqués ou importés et d’informer l’acquéreur d’un article, suite à sa demande, de la présence de BPA.

« L’inscription du BPA sur cette liste des substances extrêmement préoccupantes ouvre la possibilité d’en limiter l’usage », se félicite l’ANSES.

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