La consommation de boissons sucrées augmente dans plusieurs pays à travers le monde et particulièrement dans les pays en développement. Toutefois, les ventes demeurent généralement plus élevées dans les pays développés. Cette situation contribue largement à l’augmentation des taux d’obésité et de diabète de type 2. Voici ce que nous apprend le dernier Baromètre mondial sur le sujet.

Ce Baromètre a été dévoilé aujourd’hui par la Chaire Internationale sur le Risque Cardiométabolique (ICCR) lors du Congrès annuel de la Société européenne d’Athérosclérose à Innsbruck en Autriche. Il met en évidence des différences marquées entre les ventes de boissons sucrées dans le monde.

A l’échelle mondiale donc, le Mexique (avec 146,5 litres par an et par habitant), le Chili (avec 143,8) et les États-Unis (avec 125,9) représentent les plus grands consommateurs de boissons sucrées. Mais les augmentations les plus élevées entre 2010 et 2015 ont été observées en Arabie saoudite (+22,5 litres par habitant), au Vietnam (+22,1) et en Géorgie (+22,1).

La France parmi les bons élèves

En Europe, les Pays-Bas (93 litres par habitant), la Belgique (91,4) et l’Allemagne (83,8) figurent en tête du palmarès. À l’opposé, les baisses les plus marquées ont été notées au Portugal (-19 litres), en Grèce (-17,1) et en Croatie (-17).

De son côté la France se situe dans la moyenne basse. En 2015, les ventes de boissons sucrées se sont élevées à 50,9 litres par habitant.

Selon le Pr Benoit Arsenault, chercheur à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (Canada), qui a présenté ce baromètre : « la science est claire : la surconsommation de boissons sucrées est associée à plusieurs problèmes de santé tels que l’obésité abdominale et des concentrations élevées de lipides sanguins, ainsi qu’à un risque accru de développer un diabète de type 2. La hausse marquée des ventes de boissons sucrées dans les pays en développement est préoccupante et devrait être sur l’écran radar des autorités de santé publique ».

Notons que, parmi la consommation de ces produits, « la hausse des ventes de boissons énergisantes est particulièrement alarmante », analysent les auteurs. « Ce baromètre souligne la tendance vers une hydratation de mauvaise qualité qui, en combinaison avec une mauvaise alimentation et un mode de vie sédentaire, doit être prise en compte rapidement. »

Partager cet article