Pourquoi le bruit fragilise le cœur ?

[07 février 2018 - 16h04] [mis à jour le 12 juin 2018 à 11h48]

Trafic routier, aérien, ferroviaire… Notre cœur n’aime pas le bruit. Plusieurs études ont déjà montré que vivre à proximité d’une autoroute ou d’un aéroport augmente le risque de maladie cardiovasculaire. Des chercheurs allemands expliquent aujourd’hui les mécanismes en jeu.

La pollution sonore est souvent pointée du doigt pour augmenter le risque cardiovasculaire. Une récente étude américaine a par exemple montré que les femmes vivant à moins de 100 mètres d’une route ou d’une autoroute présentaient un risque d’hypertension de 22% supérieur à celui des femmes habitant à plus de 1 000 mètres de ces axes.

Mais des questions demeurent concernant les mécanismes précis. Pour en savoir plus, des scientifiques de l’Université Johannes Gutenberg en Allemagne ont passé au peigne fin des études conduites sur le sujet.

Selon eux, « le bruit induit une réponse au stress, caractérisée notamment par l’activation du système nerveux sympathique, qui déclenchera des séquelles et entraînera des lésions vasculaires. » En fait, ce système nerveux sympathique accélère le métabolisme et s’active en cas de danger ou de peur. Lorsqu’il est stimulé, il influe sur le système cardiovasculaire : la fréquence cardiaque augmente et induit une vasoconstriction périphérique, entraînant alors une élévation de la pression artérielle.

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