Burkina Faso : quand la tradition s’oppose à l’allaitement exclusif au sein

09 septembre 2009

Au Burkina Faso, l’allaitement maternel ne va pas de soi, loin de là. Ce pays présente même l’un des taux d’allaitement exclusif parmi les plus bas d’Afrique de l’Ouest, environ 6%, alors que c’est la pratique systématiquement recommandée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ! Résistances culturelles, manque d’informations… les raisons en sont multiples.

Des entretiens réalisés auprès de 1 000 femmes – futures mères ou jeunes mamans, pères et professionnels de l’accouchement – ont montré que l’allaitement exclusif était une pratique « mal accueillie, inenvisageable et étrangère » au Burkina Faso.

Ainsi les enquêteurs ont-il eu la surprise de constater que certaines mères donnaient à leur nourrisson de l’eau mélangée à des cendres, des plantes, du sucre, en vertu de croyances selon lesquelles ces mélanges guérissaient, purifiaient et éloignaient la mort !

« L’allaitement (maternel) est perçu comme un luxe réservé aux riches », précise Marcel Bengaly, le biochimiste et nutritionniste qui a coordonné l’enquête. « Le principal obstacle au changement des pratiques d’allaitement est la réticence à abandonner les traditions. Les femmes reconnaissent la valeur de leur lait, mais de là à s’en contenter, impossible à leurs yeux ».

  • Source : IRIN, août 2009

Destination Santé
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