Selon l’Organisation mondiale de la Santé, les bancs solaires « peuvent endommager la peau et accroître le risque de cancer cutané ». Bien qu’autorisés, ces dispositifs sont toutefois soumis à une réglementation stricte afin de limiter les risques pour la santé. Problème, selon la DGCCRF, les deux tiers ne remplissent pas le cahier des charges!

Devant les risques de cancer provoqués par les cabines de bronzage, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) a mené l’enquête afin de s’assurer de la conformité du matériel utilisé dans de nombreux établissements.

Au total 982 instituts de beauté, centres de bronzage, salons de coiffure, parfumeries ou salles de sport ont été contrôlés. Résultat, « les obligations liées à la sécurité des cabines de bronzage ne sont toujours pas correctement respectées ». En fait, le taux d’entreprises présentant une non-conformité reste très élevé (63%).

Les enquêteurs ont relevé la présence d’appareils n’ayant fait l’objet d’aucun contrôle technique ou n’ayant pas été contrôlés depuis une durée allant jusqu’à 7 ans (un contrôle périodique devant être réalisé tous les 2 ans). Ils ont également notifié des problèmes de traçabilité (absence de numéro de série, de catégorie d’appareil avec le type d’UV) ou encore la présence d’une personne faisant fonctionner les appareils à UV sans aucune formation ni aucun diplôme d’esthétique.

Une interdiction aux mineurs bien respectée

Notons par ailleurs que depuis janvier 2016, les opérations promotionnelles ou les offres à volonté sont interdites. Or « il subsiste encore des promotions, des offres de prestation de service incluant l’utilisation à volonté, gratuitement ou à tarifs préférentiels, d’un appareil de bronzage ou la proposition de prix dégressifs ».

Signalons néanmoins quelques bonnes nouvelles comme l’interdiction aux mineurs qui semble respectée ou encore la distribution de lunettes de protection qui elle, est bien assurée.

Rappelons que de nombreuses études ont déjà démontré la nocivité des bancs solaires. A tel point que depuis 2009, l’OMS les a classés comme « cancérogène certain pour l’homme ».

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