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Avec 47 582 nouveaux cas en 2023, le cancer colorectal est le deuxième cancer le plus fréquent chez les femmes et troisième chez les hommes. Il représente le deuxième cancer le plus meurtrier en France. Pourtant, détecté tôt, il se guérit dans 90 % des cas. Malgré cela, à peine plus d’un tiers des personnes concernées participent au programme de dépistage organisé. Entre autres causes, des idées reçues tenaces qui persistent et freinent la démarche de prévention.
C’est sans doute l’un des malentendus les plus répandus. Contrairement à ce que beaucoup pensent, le dépistage organisé du cancer colorectal ne commence pas par une coloscopie, mais par un test simple et indolore à réaliser chez soi.
Il s’agit en fait d’un prélèvement de selles à faire soi-même, de manière hygiénique, à envoyer à un laboratoire d’analyses. Un geste simple qui prend quelques minutes et peut littéralement sauver des vies. La coloscopie n’intervient que si ce premier dépistage détecte des traces de sang dans les selles – ce qui ne concerne que 4 % des tests réalisés.
Cette idée reçue est particulièrement dangereuse. Le cancer colorectal est sournois : à ses débuts, il ne provoque généralement aucun signe perceptible. Lorsque des symptômes apparaissent (saignements, douleurs abdominales persistantes, troubles du transit…), la maladie est souvent déjà à un stade avancé.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : détecté à un stade précoce, ce cancer se guérit dans 9 cas sur 10. Mais lorsqu’il est découvert à un stade métastatique, les chances de survie à 5 ans chutent à 14,3 %. D’où l’importance capitale du dépistage régulier à partir de 50 ans.
Autre erreur fréquente : recevoir un résultat positif et l’associer immédiatement à un diagnostic de cancer. Là encore, il faut rétablir la vérité.
Un test positif indique simplement la présence de sang dans les selles, ce qui peut avoir diverses origines. Dans de nombreux cas, il s’agit de polypes, ces excroissances sur la paroi intestinale qui, bien que bénignes initialement, peuvent évoluer vers un cancer si elles ne sont pas retirées.
La coloscopie qui suivra un test positif permettra justement d’identifier ces polypes et de les retirer avant qu’ils ne deviennent cancéreux. On parle alors de prévention active : non seulement on dépiste, mais on prévient l’apparition du cancer.
Au-delà du dépistage, certains comportements peuvent réduire significativement le risque de développer un cancer colorectal :

Source : Institut national du cancer

Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Emmanuel Ducreuzet