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Quelle que soit la localisation de la tumeur, « la chirurgie représente le principal traitement du cancer colorectal », indique le centre de lutte contre le cancer Gustave-Roussy. L’intervention consiste alors « à enlever le segment de côlon concerné. S’il s’agit d’un cancer rectal, le chirurgien réalise l’ablation du rectum en préservant si possible le sphincter anal ». L’acte peut être réalisé par laparotomie (ouverture de la paroi abdominale) ou par cœlioscopie, qui consiste à introduire dans l’abdomen « une micro-caméra et les instruments par plusieurs petites incisions ».
Dans le cas du cancer rectal, la chirurgie fait généralement suite à une radiothérapie, elle-même souvent « accompagnée d’une chimiothérapie pour réduire la taille de la tumeur et rendre les cellules cancéreuses plus sensibles aux radiations ionisantes », souligne le dictionnaire médical Vidal.
La chimiothérapie peut être prescrite à tous les stades de la maladie, complète la Fondation pour la recherche sur le cancer. « Pour les tumeurs plus évoluées, elle est recommandée après la chirurgie dans le but de réduire le risque de récidive : on parle de chimiothérapie adjuvante ». Et pour les cancers colorectaux métastasés, « la chimiothérapie est systématiquement prescrite, que ce soit avant une première opération chirurgicale afin de la faciliter ou à la place de la chirurgie lorsque celle-ci n’est pas envisageable ». Des thérapies ciblées peuvent lui être associées.
Il existe également des cas où la stomie digestive est nécessaire : il s’agit d’« une ouverture créée dans le côlon ou l’intestin grêle pour évacuer les selles lorsqu’elles ne peuvent plus l’être par les voies naturelles », précise l’Institut national du Cancer. Elles sont alors recueillies dans une poche située à l’extérieur du corps. La stomie peut être provisoire, le temps de la cicatrisation lorsque le chirurgien a retiré la tumeur et pu « raccorder » les deux portions de l’organe atteint. Elle peut également être définitive.
A noter : Environ un tiers des patients traités présentent des complications postopératoires, liées à une mauvaise cicatrisation de la barrière intestinale. Au Canada, une équipe de recherche a constaté, sur des souris, que la modification de la flore intestinale avant une intervention chirurgicale pourrait diminuer les complications postopératoires chez les patients atteints d’un cancer colorectal. Les résultats de cette expérience, qui restent à confirmer chez l’humain, ont été publiés dans la revue Gut.
Source : Centre de lutte contre le cancer Gustave-Roussy - Fondation pour la recherche sur le cancer - Vidal - InCa - Gut - Mars 2023
Ecrit par : Charlotte David - Edité par : Emmanuel Ducreuzet
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