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Pour la plupart des personnes atteintes d’un cancer de la vessie, le premier signe d’alerte est la présence de sang dans les urines. Du rouge qui, pour les personnes daltoniennes, peut facilement passer inaperçu.
Une étude publiée dans la revue Nature Health révèle en effet une corrélation entre le daltonisme et les taux de survie au cancer de la vessie. Les daltoniens pourraient ainsi ne pas remarquer la présence de sang, retardant ainsi le diagnostic d’un cancer qui se développerait silencieusement.
Cette découverte est le fruit de travail conduit au sein de l’Université de l’Illinois à Chicago. Les chercheurs ont analysé les données de santé électroniques du réseau TriNetX, qui regroupe des informations médicales anonymisées de plus de 275 millions de patients. Ils ont comparé les patients atteints à la fois de cancer de la vessie et de daltonisme avec ceux souffrant uniquement de cancer de la vessie.
Résultat : les patients présentant à la fois un cancer et une déficience de la vision des couleurs montrent des taux de survie significativement inférieurs. Par ailleurs, le groupe souffrant de daltonisme présente un taux de mortalité sur 20 ans supérieur de 52 %.
Pour vérifier leur hypothèse, les scientifiques ont également comparé les taux de survie au cancer colorectal chez les personnes avec et sans daltonisme. Ce type de cancer se manifeste également par la présence de sang dans les selles. Mais cette fois-ci, les scientifiques n’ont pas tiré les mêmes conclusions. Selon eux, les programmes de dépistage organisé dans le cancer colorectal font toute la différence.
Les chercheurs appellent en outre à mettre à jour les recommandations et à adapter le dépistage du cancer de la vessie à cette population spécifique.

Source : https://www.nature.com/articles/s44360-025-00029-2

Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Emmanuel Ducreuzet
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