Grossesse, diabète, hypertension… Pendant le Ramadan, les précautions à prendre

18 février 2026

Pour les femmes enceintes, les patients diabétiques, cardiaques ou hypertendus, le jeûne du ramadan n'est pas anodin et doit être préparé en amont avec un médecin. Ajustement des traitements, surveillance de la glycémie, hydratation... Tour d'horizon des règles à suivre pour vivre ce mois de jeûne le plus sereinement possible.

Ni aliments, ni eau entre le lever et le coucher du soleil : c’est le principe du jeûne du ramadan, qui  débute ce 18 février. Pendant un mois, les fidèles devront s’abstenir de se nourrir et s’hydrater pendant environ 14 heures consécutives. Ils rompront ce jeûne au coucher du soleil avec un repas appelé iftar et pourront reprendre des forces avant l’aube avec le sahur.

Toutefois, certains fidèles sont autorisés à ne pas jeûner. Les textes dispensent les enfants avant leur puberté (même si, dans les faits, ils sont nombreux à observer le jeûne bien plus tôt), les femmes enceintes et allaitantes si elles considèrent que le jeûne met en danger leur santé et/ou celle de leur enfant, et les personnes malades.

Diabète: au cas par cas

Cependant, à condition d’en parler à son médecin, certaines pathologies sont compatibles avec le Ramadan. « Les données disponibles semblent montrer que le jeûne du Ramadan est sans danger chez les patients avec une hypertension contrôlée, une cardiopathie ischémique ou une insuffisance cardiaque stables », indique Melissa Dominicé Dao, médecin aux Hôpitaux universitaires de Genève (Suisse). En revanche, il devrait être « déconseillé aux patients avec un infarctus récent, une angine de poitrine instable, une décompensation cardiaque récente ou un traitement de diurétiques à haute dose ».

Les patients diabétiques (type 1 et type 2) courent un risque accru d’hypoglycémie, d’hyperglycémie et d’acidocétose pendant la période du Ramadan, ainsi que l’aggravation des complications de la maladie. Mais tout dépend des cas : si le risque est “faible à modéré” en cas de diabète de type 2 bien contrôlé, il devient “élevé” si la maladie est mal contrôlée. En cas de diabète de type 1 bien contrôlé, le risque est “élevé” ; il devient “très élevé” si la maladie est mal contrôlée. Dans ce dernier cas, « le patient ne doit en aucun cas pratiquer le jeûne du Ramadan », selon la classification établie par l’International Diabetes Federation (IFD) et la Diabetes and Ramadan International Alliance (DAR) et validée par des instances religieuses musulmanes reconnues.

Bien mesurer sa glycémie

Pour minimiser ces risques, les patients diabétiques souhaitant observer le jeûne du ramadan sont invités à prendre conseil auprès de leur médecin ou d’un diététicien quelques semaines avant le début du jeûne, afin de recevoir des consignes adaptées à leur situation. Les traitements pourront, par exemple, être ajustés pendant le mois de jeûne, notamment pour les patients sous insuline. Dans tous les cas, le patient devra mesurer son taux de sucre, plusieurs fois dans la journée. Il devra aussi boire beaucoup d’eau (un litre après la rupture du jeûne et un litre avant l’aube) et équilibrer son alimentation sur au moins deux repas.

  • Source : Revue médicale suisse, OMS

  • Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

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