Cancer du col de l’utérus : pourquoi 4 femmes sur 10 ne se font pas dépister ?

16 janvier 2026

L'Institut national du cancer (Inca) rappelle l'importance cruciale du dépistage organisé du cancer du col de l’utérus qui pourrait éviter 90 % des cancers. Pourtant, 40 % des femmes concernées n’y participent pas, ou pas assez.

« Le dépistage permet de repérer le plus tôt possible d’éventuelles lésions précancéreuses, de les surveiller ou de les soigner, et ainsi de prévenir l’apparition d’un cancer », souligne l’Institut national du cancer (Inca) à l’occasion de la 20e semaine européenne de prévention et de dépistage des cancers du col de l’utérus, qui se tient du 26 au 31 janvier.

Chaque année en France, le cancer du col de l’utérus frappe plus de 3 100 femmes et provoque environ 800 décès. Un bilan alarmant, d’autant plus tragique que cette maladie pourrait être évitée dans 90 % des cas grâce à un dépistage régulier. Associé à la vaccination contre les papillomavirus humains (HPV), principaux responsables de ce cancer, le dépistage pourrait même permettre d’éradiquer complètement cette maladie.

Malgré ces bénéfices évidents, 40 % des femmes concernées ne réalisent pas cet examen aux intervalles recommandés. Plusieurs raisons expliquent cette situation : certaines femmes après 50 ans, dont le suivi gynécologique devient moins régulier, ne se sentent pas concernées. D’autres pensent être protégées car elles n’ont plus d’activité sexuelle ou parce qu’elles n’éprouvent aucun symptôme.

Un développement lent mais inexorable

« Il est important de rappeler que le cancer du col de l’utérus se développe très lentement. Il peut apparaître plus d’une dizaine d’années après l’infection par un virus HPV », précise l’Inca.  Cette évolution silencieuse rend le dépistage d’autant plus crucial, car il permet de détecter des anomalies bien avant l’apparition des premiers symptômes.

En cas de détection précoce, les bénéfices sont multiples : meilleures chances de guérison, traitements moins lourds avec moins de séquelles, et meilleure préservation de la fertilité pour les femmes concernées.

Le dépistage en pratique : simple, accessible et pris en charge

Qui Le dépistage du cancer du col de l’utérus est recommandé aux femmes de 25 à 65 ans, qu’elles soient vaccinées ou non contre les papillomavirus humains (HPV).

Comment ? Il consiste en un simple prélèvement au niveau du col de l’utérus.

Quand ? Pour être efficace, le dépistage doit être réalisé régulièrement dans les intervalles recommandés : tous les 3 ans entre 25 et 29 ans, après 2 tests réalisés à un an d’intervalle et dont les résultats sont normaux, puis tous les 5 ans de 30 à 65 ans.

Une accessibilité renforcée

Pour faciliter l’accès au dépistage, plusieurs professionnels de santé sont habilités à réaliser l’examen : gynécologues, médecins généralistes, sage-femmes, mais aussi centres de santé, centres mutualistes, centres de planification et hôpitaux.

A noter : Pour faciliter la prise de rendez-vous, l’Incaa mis en place un site dédié, jefaismondepistage.cancer.fr, offrant un accès direct à trois plateformes en ligne.

  • Source : Institut nationale du cancer

  • Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

Destination Santé
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous offrir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre quelles sections du site Web vous trouvez les plus intéressantes et utiles.

Plus d'informations sur notre politique de cookies sur nos CGU.

Aller à la barre d’outils