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Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la neige n’est pas composée d’eau pure. Lorsqu’elle se forme et tombe au sol, elle capte de nombreux polluants présents dans l’air, comme les particules fines, les métaux lourds ou encore les résidus issus de la combustion liée au trafic routier et au chauffage. Plus l’environnement est pollué, plus la neige le sera également.
À cela s’ajoute un risque microbiologique. La neige peut contenir des bactéries, des virus ou des parasites. Une fois au sol, elle se contamine très rapidement au contact des animaux, par l’urine ou les excréments, mais aussi à cause des chaussures, des déchets et de tout ce qui circule dans l’espace public.
La neige ramassée en ville ou au bord des routes est particulièrement à risque. Elle peut renfermer des hydrocarbures, du sel de déneigement ainsi que des métaux lourds comme le plomb ou le zinc. Ces substances sont potentiellement toxiques, surtout pour les jeunes enfants.
Certaines personnes sont d’ailleurs plus vulnérables que d’autres. Les enfants, dont l’organisme est plus sensible aux toxines et aux microbes, les femmes enceintes ainsi que les personnes immunodéprimées doivent éviter toute ingestion de neige.
On pourrait penser que la neige en montagne est plus sûre. Pourtant, même en altitude, elle n’est pas stérile. Des études ont montré que des polluants peuvent être transportés par les vents sur de longues distances et se déposer dans des zones pourtant éloignées des sources de pollution. Le risque y est certes moindre qu’en ville, mais il n’est pas nul.

Source : Health Canada - Agence européenne pour l’environnement (EEA) – OMS

Ecrit par : Dominique Salomon – Edité par : Emmanuel Ducreuzet
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