Le fait est suffisamment rare pour être souligné. Ses résultats intermédiaires ayant été jugés probants, une étude de phase 3 évaluant l’efficacité et la tolérance d’un traitement contre le cancer primaire du foie va être interrompue avant son terme.

L’étude SHARP avait été mise en place auprès de 602 patients pour évaluer, l’efficacité de Nexavar, jusque-là réservé à la prise en charge des cancers du rein métastasés dans certaines tumeurs hépatiques. Or dans un communiqué conjoint les promoteurs de l’étude, Bayer Healthcare et Onyx Pharmaceuticals, annoncent qu’un comité indépendant a conclu que d’ores et déjà, cette étude « avait atteint son objectif principal. Elle a montré que la survie globale était supérieure chez les patients sous Nexavar, par rapport à ceux qui ont reçu un placebo ».

Autorisé en France depuis juillet dernier, ce médicament a constitué une avancée majeure pour les malades atteints d’un cancer du rein. Notamment les patients en échec thérapeutique. Par rapport à un placebo, il double la durée de survie sans progression de la maladie. Et il permet une régression tumorale dans trois cas sur quatre !

Ce médicament, dont le mode d’action est basé sur le contrôle de l’angiogénèse, pourrait donc rapidement voir son indication élargie. Des contacts sont en cours avec les autorités européennes et américaines. Elles pourraient rapidement se traduire par une demande d’autorisation de mise sur le marché au titre du carcinome hépatocellulaire avancé (HCC), l’autre nom du cancer primaire du foie. Cette affection est considérée comme rare avant l’âge de 50 ans. La Ligue contre le cancer souligne cependant qu’elle frappe en France, 5 000 hommes chaque année.

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