Les tests sanguins peuvent remplacer la biopsie chez beaucoup de patients atteints d’un cancer du poumon. Explications.

De plus en plus de patients atteints d’un cancer avancé du poumon pourraient bénéficier d’un test sanguin dans le but d’orienter vers le traitement le plus efficace possible. Une annonce faite lors de l’European Society for Medical Oncology (ESMO), organisé à Barcelone du 27 septembre au 1er octobre.

L’analyse sanguine permet d’éviter la biopsie, c’est-à-dire le prélèvement du tissu tumoral. Ce test sanguin sert à analyser les mutations au niveau de l’ADN chez les patients atteints d’un cancer du poumon non à petites cellules.

Identifier les mutations génétiques

« L’une des plus grandes évolutions dans le traitement de ce cancer repose sur l’identification de mutations génétiques, un traceur de la progression de la maladie », explique le Dr Shirish Gadgeel (Université du Michigan, Etats-Unis).

Preuve par les chiffres. Au total, 2 219 patients atteints d’un cancer du poumon non à petites cellules ont bénéficié de ce test sanguin, au sein d’études de phase II/III menées par le Dr Gadgeel. Dans 1 cas sur 20, la mutation du gène ALK a pu être retrouvée. Et les trois quarts des patients sous alectinib, molécule ciblant spécifiquement cette mutation, ne présentaient aucun signe de progression de la maladie depuis un an.

« Les mutations du gène ALK sont difficiles à identifier. C’est donc une bonne nouvelle de savoir que le test sanguin permet de les repérer », explique le Pr Alberto Bardelli de l’Université de Turin, également présent au congrès de l’ESMO. « Et ainsi de mettre les patients sous inhibiteur de l’ALK qui se sont avérés efficaces. »

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