Le cancer du poumon en 3 points

[16 avril 2019 - 12h16] [mis à jour le 16 avril 2019 à 17h12]

La plus meurtrière de toutes les tumeurs… l’atteinte cancéreuse du poumon est à l’origine d’1 décès toutes les 20 minutes en France. Pour autant, cette maladie reste mal connue. Faisons le tour de la question en 3 points.

En chiffre. En 2018, le cancer du poumon a été diagnostiqué chez 46 363 patients en France, et a provoqué 33 117 décès. A ce jour, cette tumeur reste la plus meurtrière chez les hommes comme chez les femmes. Après le cancer du cerveau, c’est celui qui fait le plus peur aux Français. En troisième position, on trouve la tumeur du pancréas.

Le tabac, mais pas que. Le principal facteur de risque – le tabagisme – reste bien identifié par la population. Mais pas évident d’en citer d’autres : seul 1 Français sur 2 associe l’influence de l’exposition à l’amiante, au radon, à l’arsenic dans l’eau potable à la survenue d’un cancer du poumon. Idem concernant les facteurs de risque que sont le lupus, la prise de compléments alimentaires à base de bêta-carotène par les fumeurs. Pourtant, 81% des médecins considèrent – à tort donc – que les Français sont bien informés sur ces facteurs de risque.

Des traitements innovants. Malgré le sombre pronostic des cancers du poumon, la mise au point de molécules en immunothérapie fait ses preuves. Mais 52% des Français estiment à tort que les progrès sont plus à retrouver du côté de la chimiothérapie, et 46% parient sur les thérapies ciblées. « L’immunothérapie nous permet de voir, pour la première fois, des réponses thérapeutiques de très longue durée, avec peut-être des patients guéris sans chirurgie et sans traitement très lourd », explique le Dr Céline Mascaux, pneumo-oncologue, Hôpitaux Universitaires de Strasbourg.

A noter : l’intérêt du dépistage automatique chez les profils à risque est validé par 90% des médecins. « Cela pourrait réduire la mortalité de plus de 25% », confirme le Pr Suzy Sauvageon, présidente de l’Association de patients De l’Air.

*Enquête IPSOS réalisée en regards croisés auprès de 6001 Français de 18 à 75 ans, du 21 février au 1er mars, soit 500 individus dans chacune des 12 régions métropolitaines et de 437 professionnels de santé, engagés dans la prise en charge du cancer du poumon (dont 273 médecins généralistes, 97 pneumologues et 67 oncologues), du 28 février au 22 mars 2019.

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