Le congrès de l’European Society of clinical Oncology qui se tient actuellement à Munich est l’occasion de faire le point sur les récentes découvertes en matière de cancérologie. Une étude de l’Institut Curie montre qu’il serait possible de prédire – dans le cas du cancer du poumon – quels patients vont répondre au traitement par immunothérapie.

Le cancer du poumon dit « non à petites cellules » est de loin le plus fréquent des cancers du poumon (85 à 90% des cas). « Depuis peu, les patients atteints de tumeurs avancées et métastatiques peuvent recevoir de nouveaux traitements : des immunothérapies qui stimulent leurs propres défenses à lutter contre la maladie », explique l’Institut Curie. « Seulement, tous ne répondent pas à ces médicaments et certains ne manifestent au contraire que des effets indésirables. »

Une simple prise de sang…

L’idéal serait donc de déterminer quel patient répondra au traitement. C’est bien ce que laisse entrevoir un travail du centre d’immunothérapie de l’Institut Curie. Médecins et chercheurs ont repris les dossiers de 34 patients traités par immunothérapie. Ils ont comparé les échantillons sanguins – prélevés avant traitement – de ceux qui ont bien réagi à l’immunothérapie et de ceux dont l’état de santé ne s’est pas amélioré.

Résultat : plusieurs éléments diffèrent. La nature des lymphocytes T par exemple varie d’un groupe à l’autre. « Si ces résultats se confirment, une simple prise de sang pourrait permettre de prédire, avant le traitement, quels patients gagneraient à recevoir une immunothérapie et donc de ne prescrire ces traitements lourds que dans les cas bénéfiques ».

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