Cancer : pourquoi le ganglion sentinelle est-il surveillé de près ?

20 avril 2026

Lorsqu’un cancer est diagnostiqué, les médecins cherchent à savoir s’il est resté localisé ou s’il a commencé à se propager dans l’organisme. Dans cette enquête médicale, un acteur joue un rôle crucial : le ganglion sentinelle.

Le ganglion sentinelle est le premier ganglion lymphatique vers lequel se dirigent les cellules provenant d’une tumeur. Pour comprendre son importance, il faut rappeler que notre corps possède un vaste réseau appelé système lymphatique. Ce réseau de vaisseaux et de ganglions joue un rôle essentiel dans l’immunité et le drainage des tissus. Il agit un peu comme un système de filtration, capable de piéger certaines substances, dont des cellules cancéreuses.

Lorsqu’une tumeur se développe, certaines cellules peuvent parfois se détacher et emprunter les vaisseaux lymphatiques. Elles suivent alors un trajet assez prévisible, qui mène d’abord vers un premier ganglion. Dans le cas d’un cancer du sein, il s’agit souvent des ganglions axillaires, dans un mélanome situé sur la jambe, des ganglions inguinaux. Le ganglion concerné est appelé « sentinelle » parce qu’il agit comme un poste d’observation. S’il est atteint, cela peut indiquer que le cancer a commencé à se diffuser.

Biopsie du ganglion

Dans plusieurs types de cancer, notamment le cancer du sein ou certains cancers de la peau comme le mélanome, une biopsie du ganglion sentinelle est souvent pratiquée. Elle consiste à identifier puis à prélever ce premier ganglion pour l’analyser en laboratoire.

Si l’analyse montre qu’il ne contient pas de cellules cancéreuses, cela signifie généralement que la maladie ne s’est pas propagée par le système lymphatique. Dans ce cas, il n’est souvent pas nécessaire de retirer d’autres ganglions. Cette information est précieuse, car elle permet d’éviter des interventions chirurgicales plus lourdes.

À l’inverse, si des cellules cancéreuses sont détectées dans le ganglion sentinelle, les médecins peuvent adapter le traitement. Ils peuvent par exemple recommander une chirurgie plus étendue, une radiothérapie ou d’autres traitements complémentaires.

  • Source : INCa - National Cancer Institute - Journal of Cancer Research and Therapeutics

  • Ecrit par : Dominique Salomon – Edité par : Dorothée Duchemin

Destination Santé
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous offrir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre quelles sections du site Web vous trouvez les plus intéressantes et utiles.

Plus d'informations sur notre politique de cookies sur nos CGU.

Aller à la barre d’outils