Cancer : la réalité virtuelle au service des patients

[07 décembre 2017 - 10h33] [mis à jour le 07 décembre 2017 à 10h34]

La réalité virtuelle envahit toutes les strates de la société. Et la médecine ne fait pas exception. Ainsi, des chercheurs de l’Institut Curie ont voulu savoir si ces nouvelles technologies pouvaient présenter un intérêt dans la prise en charge de patients atteints d’un cancer.

Les casques de réalité virtuelle promettent de nombreuses choses, comme par exemple le fait de voyager tout en restant chez soi. « A l’Institut Curie, nous avons voulu étudier dans quelle mesure la réalité virtuelle pouvait aider les patients à mieux vivre la pose de PAC (le port-à-cath qui permet d’administrer les chimiothérapies) », explique Marie-Catherine Penot, cadre de santé. Synonyme de début du traitement, ce dispositif est en effet une source de stress (peur d’avoir mal…).

Les scientifiques ont donc recruté deux groupes de patients. L’un bénéficiant de la réalité virtuelle, et l’autre pas. Le dispositif était proposé en salle d’attente, en amont de la pose et pour une durée de quinze minutes. Concrètement, il s’agit d’un casque audio et visuel qui permet « d’accompagner le patient vers un état de relaxation, avec des techniques proches de celles de l’hypnose médicale. »

Généraliser à l’ensemble de l’Institut Curie

En fait, les images emmènent le sujet vers un monde sous-marin et une voix les guide dans la maîtrise de leur respiration. Selon Marie-Catherine Penot, l’expérience s’est avérée très concluante pour les patients ayant bénéficié de cette nouvelle technique. La mesure de l’anxiété, avant et après la séance, a en effet montré une diminution de l’ordre de 50%.

Notons qu’un travail est en cours quant à l’intérêt du casque de réalité virtuelle pendant l’acte de retrait du site implantable. A terme l’objectif est de généraliser cet outil dans les services d’hospitalisation jour – nuit (pédiatrie, chirurgie, médecine) et les plateaux techniques (radiologie, bloc opératoire) pour que tous les patients de l’Institut en bénéficient.

Partager cet article