Epidémiologie, prévention, dépistage, recherche, soins, vivre avec la maladie. L’Institut national du Cancer (INCa) vient de publier la neuvième édition de son rapport annuel Les cancers en France. Grande nouveauté cette année dans la forme prise par le document. Entièrement interactif, il permet aux lecteurs de consulter facilement les sujets qui les intéressent. Et offre aux décideurs politiques une analyse des actions qui ont montré leur efficacité.

L’édition 2016 – très dense – du rapport Les cancers en France est marquée, comme à l’accoutumée, par la publication des données générales concernant le cancer en France. Mais aussi les données de mortalité par département sur la période 2011-2013. Elle présente par ailleurs la position de la France par rapport à ses voisins européens.

Grande nouveauté, cet outil devient entièrement interactif. La navigation a été repensée pour plus de fluidité : un sommaire permet de naviguer facilement d’un chapitre à l’autre. Il est possible d’effectuer une sélection personnalisée des éléments, de les télécharger et de les partager par mail ou sur les réseaux sociaux. Ce dispositif est également accessible sur tablette.

Etat des lieux en France

Ainsi, en France en 2015, apprend-on que le nombre de nouveaux cas de cancer est estimé à 384 442 (dans le détail, 210 882 hommes et 173 560 femmes). Chez l’homme, les trois tumeurs solides les plus fréquentes restent celles de la prostate (53 913 nouveaux cas), du poumon (30 401) et du côlon-rectum (23 535).

Chez la femme, il s’agit des cancers du sein (54 062), du côlon-rectum (19 533) et du poumon (14 821). Notons que chez l’homme, le cancer du poumon demeure le plus meurtrier. Et chez la femme, celui du sein continue de faire le plus de victimes, même si le cancer du poumon continue sa progression.

Des disparités entre le nord et le sud

Les inégalités géographiques de l’incidence de certaines maladies sur la période 2008-2010 sont très marquées. Notamment en ce qui concerne le cancer du poumon. Les hommes du nord semblent davantage touchés que ceux du sud. Pour les femmes, le rapport s’inverse. L’analyse de la mortalité montre une situation globalement plus favorable dans le sud du pays.

A l’échelle européenne, l’Hexagone fait office de mauvais élève puisqu’il se situe parmi les pays à forte incidence et présente une mortalité élevée.

Ces premières données ne sont que la partie visible de l’iceberg. Le document de l’INCa fourmille en effet d’informations précises et variées. Ainsi dans le deuxième chapitre consacré à la prévention peut-on lire que le tabac et l’alcool restent les deux principales causes de mortalité évitable par cancer.

Autre élément : l’alimentation. À la fois source de facteurs de risque et de facteurs protecteurs, la nutrition fait partie des éléments comportementaux sur lesquels il est possible d’agir pour prévenir l’apparition de cancers. Il est ainsi estimé que 20% à 25% des cancers sont imputables aux comportements alimentaires.

Une troisième partie est dédiée aux différentes actions de dépistage (sein, colon-rectum, utérus) : taux de participation et devenir de ces programmes.

Enfin, les derniers chapitres dressent un bilan de la recherche et font le point sur l’amélioration de la qualité de vie des patients pendant et après la maladie. Même si, sur ce dernier point, plusieurs améliorations sont à apporter. Comme par exemple l’annonce du diagnostic, jugée parfois « trop brutale ».

Retrouvez l’intégralité du rapport de l’INCa, Les cancers en France 2016 en cliquant ici.

Partager cet article