Invitée sur CNews ce 21 septembre, Agnès Buzyn, ministre de la Santé, a dressé le bilan de la canicule estivale 2018. Laquelle a provoqué 1 500 morts de plus qu’une année normale. Un excès de mortalité certes, mais nettement inférieur à l’épisode exceptionnel de 2003.

Concernant l’épisode caniculaire de l’été 2018, la ministre en charge de la Santé a noté « un excès de mortalité attendu chez les personnes âgées ». Selon elle en effet, il « est inexorable que les personnes très âgées aient des complications ». Ainsi, environ 1 500 morts de plus qu’une année normale ont été recensées. Une statistique bien en dessous de celle de l’été 2013 qui, rappelons-le, avait fait plus de 15 000 victimes supplémentaires. « Ça prouve vraiment que la prévention et la mobilisation dans tous les secteurs ont porté leurs fruits », s’est félicitée Agnès Buzyn. Cette année, « seuls 3 à 5% des passages aux urgences ont concerné la chaleur ».

A l’avenir, devant un réchauffement climatique qui semble inéluctable, la prévention doit aller au-delà de la prise de conscience individuelle. « Un travail sur l’urbanisme est nécessaire » a expliqué la ministre. « Il faut organiser nos villes pour qu’elles ne retiennent pas la chaleur. »

A noter : Avec une température moyenne de 21,2°C (+ 2 °C par rapport aux normales de saison), l’été 2018 se classe au 2e rang des étés les plus chauds, loin derrière 2003 (+3,2°C) mais devant 2017 (+1,5°C).

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