En 2001, 50 millions d’enfants sont nés victimes d’une carence en iode pendant la vie fœtale. Les conséquences ? Un retard mental provoqué par des lésions cérébrales, aboutissant dans les cas extrêmes au crétinisme et trop souvent des aptitudes mentales amoindries. Dans les régions les plus touchées, les individus présentent un QI inférieur de 10 à 15 points à la moyenne.

Pour Bruno Benoist, nutritionniste à l’OMS, « nous pouvons éviter tous ces troubles en veillant à assurer au foetus des apports en iode suffisants ». Pour cela, l’OMS a lancé dès 1983 un effort mondial après que le Britannique Hetzel ait précisément défini l’ensemble des troubles dus à une carence en iode. Ils sont si bien reconnus aujourd’hui que les spécialistes ont donné, à ces manifestions qui vont du simple retard mental au crétinisme, un nom ou plutôt un sigle : TCI.

En 1990, le Sommet mondial pour les enfants et l’assemblée mondiale de la Santé avaient décidé d’éliminer les TCI d’ici l’an 2000. Aujourd’hui des programmes nationaux oeuvrent dans 93 pays contre 43 il y a dix ans. Les progrès sont réels… mais le travail n’est pas terminé. Car dans certains pays comme la Colombie ou la Russie, les bouleversements politiques et sociaux ont anéanti les premiers succès.

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