Céréales pour enfants : trop de sucres et… pas assez de céréales

[17 octobre 2017 - 14h38] [mis à jour le 17 octobre 2017 à 17h21]

Les enfants raffolent des céréales au petit déjeuner. Pourtant, selon l’association Consommation Logement Cadre de vie (CLCV), la très grande majorité des produits vendus en grandes surfaces n’a rien de l’aliment santé. Très riches en sucres, certains se paient même le luxe d’être très faibles en céréales. Un comble.

La CLCV vient de passer au crible plus de 100 références de céréales pour petit-déjeuner destinées aux enfants. Pour cela, ils se sont appuyés sur le système Nutri-Score qui répartit les aliments en 5 catégories : A, B, C, D et E (« A » indiquant des produits « sains » et « E » ceux « à éviter »). Premier résultat, 63% des céréales se trouvent dans la catégorie C et 28% dans la D.

Autre élément, toutes les références étudiées comportent du sucre ajouté. Globalement, elles ont une teneur moyenne de 28 grammes de sucre pour 100 g de produit. Cette teneur varie de 19,9 g (Crousti’Pétal de Chabrior) à 43 g (Smacks de Kellogg’s).

« Ainsi, pour une portion de 30 g (portion de céréales recommandée pour les enfants), en moyenne, les céréales de notre échantillon contiennent 1,7 morceau de sucre », s’alarme la CLCV.

Pas assez de céréales

La quantité de céréales des produits étudiés n’est, par ailleurs, pas toujours mentionnée dans la liste des ingrédients. Dans les 77 marques en faisant état, la quantité moyenne est de 65 %, variant de 40 % (Céréales fourrées au chocolat de la marque Crownfield – Lidl) à 84 % (pour les Minis de Weetabix).

Mais seule la moitié utilise des céréales complètes, meilleures pour la santé (car elles contiennent des fibres).

Devant ces observations, la CLCV appelle « les fabricants à une reformulation de leur recette pour améliorer la qualité nutritionnelle des produits, notamment les plus sucrés, et, à une augmentation de l’utilisation des céréales sous leur forme complète. »

Elle rappelle enfin que « l’utilisation des mascottes et/ou personnages de dessins animés ou des films pour les produits destinés aux enfants », est préjudiciable pour le jeune public. Voilà qui nous renvoie aux résultats d’un autre travail conduit en juin dernier par le Bureau européen des associations de consommateurs (BEUC) selon lequel « ces personnages sont principalement présents sur des aliments peu sains, favorisant ainsi l’obésité infantile. »

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