Cerveau : quatre bonnes raisons de pratiquer une activité physique

28 février 2025

Alliée incontournable de la santé de notre cœur et de nos vaisseaux sanguins, l’activité physique se rend toute aussi indispensable à celle de notre cerveau. Ses bienfaits sont multiples et parfois inattendus ! Explications.

Marcher, courir, pédaler, nager mais aussi bricoler, jardiner… l’activité physique au sens large et pratiquée de façon régulière – 30 minutes par jour et 5 jours par semaine, au moins – optimise nos chances de conserver un cerveau au top de sa forme. Et ce, le plus longtemps possible.

Moins de stress, plus de mémoire

Ses bienfaits apparaissent particulièrement reconnus sur différents aspects en prise directe avec notre cerveau.

L’activité physique améliore ainsi :

  • notre sommeil : elle favorise l’endormissement et la qualité de nos nuits, avec en particulier moins de réveils. De la même façon, elle augmente le temps de sommeil lent profond, celui qui nous procure un véritable effet réparateur ;
  • notre humeur : plus d’activité physique, c’est également moins de stress, moins d’anxiété et une meilleure estime de soi. Bref, pas mieux pour réguler au mieux notre humeur et nous procurer du bien-être. Tout ceci repose sur une explication chimique. La production de substances libérées dans le cerveau, durant l’effort -endorphines, adrénaline, dopamine, noradrénaline et cortisol – qui stimulent notre cerveau au point de lui procurer parfois, une forme d’euphorie ;
  • notre mémoire : une meilleure mémorisation et un apprentissage optimisé ! En effet l’activité physique booste la neuroplasticité du cerveau. Autrement dit, les mécanismes par lesquels il peut se modifier, grâce à la production de nouveaux neurones, l’augmentation de la densité et de la plasticité des synapses. Lesquelles permettent l’échange d’information entre neurones par la libération de neurotransmetteurs.

Eloigner le risque de troubles neurologiques…

Au-delà de ces bénéfices, le fait de bouger exerce un véritable effet protecteur contre le risque de maladies neurodégénératives : maladie d’Alzheimer, de Parkinson… Au moins deux explications à cela : l’une concerne la matière grise – constituée de cellules nerveuses – qui serait plus volumineuse parmi les actifs que les sédentaires. L’autre vise les neurones : lorsque les muscles se contractent pendant l’exercice, ils libèrent quantité de substances biochimiques appelés myokines. Lesquelles favorisent le développement des neurones. De quoi retarder l’apparition de maladies neurodégénératives voire diminuer le risque de les développer.

  • Source : Fondation pour la recherche sur le cerveau (www.frcneurodon.org) - Institut de cardiologie de Montréal - Advanced Healthcare Maerials, 10 novembre 2024

  • Ecrit par : David Picot – Edité par Emmanuel Ducreuzet

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