Accueil » Santé Publique » Chez le tout petit, la fièvre n’est jamais banale
Une consultation sur trois dans les services d’urgences, au Maroc, a lieu pour un enfant qui a de la fièvre. Car si elle est souvent sans gravité, la fièvre peut parfois être dangereuse. Convulsions, déshydratation, hyperthermie… les risques de complications sont réels. Avec potentiellement, des séquelles considérables.
Une attention particulière est à porter aux nouveau-nés, qui doivent en cas de fièvre bénéficier obligatoirement d’une consultation médicale urgente. Même si le nouveau-né n’a pas l’air malade son état peut s’aggraver très rapidement.
Il est donc extrêmement important d’éviter toute erreur dans la prise en charge de ces petits malades. Et d’abord, de bien comprendre qu’il y a fièvre et fièvre. Si la température rectale est égale ou supérieure à 38°, si l’enfant est somnolent, s’il a le visage pâle et les lèvres bleuies, sachez qu’il s’agit d’une mauvaise fièvre. Une fièvre qui peut annoncer des troubles graves ou très graves, comme une méningite par exemple. Dans ce cas, vous devez absolument consulter un médecin ou vous rendre à l’hôpital. Votre petit est peut-être en danger.
Si en revanche il a seulement les joues rouges et les yeux brillants, c’est un signe que sa fièvre est encore bien tolérée. Dans ce cas, vous pouvez demander conseil à votre pharmacien. Mais attention, « la prescription du pharmacien ne suffit pas. Il est indispensable que les parents observent celle-ci à la lettre ». Ce conseil important, c’est celui du Pr Bouchra Slaoui (Faculté de Médecine et de Pharmacie de Casablanca) devant une salle comble de pharmaciens assemblés pour Officine Expo 2007 à Casablanca, au mois de février.
Le traitement en effet, ne supporte pas l’improvisation. « En première intention, il faut toujours opter pour les solutions pédiatriques au paracétamol. Elles sont très bien tolérées par le nourrisson. » Les risques d’allergie au paracétamol sont en effet extrêmement rares. Au contraire de l’aspirine et des anti-inflammatoires, qui ne doivent jamais être administrés à un enfant sans avis médical.
Faut-il préférer une forme de médicament plutôt qu’une autre ? Pour le Pr Slaoui, mieux vaut « opter pour la voie orale plutôt que le suppositoire. Son utilisation, avec des prises toutes les 6 heures, est en effet plus compliquée ».

Source : de notre envoyé spécial à Officine Expo 2007, Casablanca, 16-17 février 2007
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