Chimiothérapie : lutter contre la fragilité pulmonaire

[24 mars 2016 - 17h38] [mis à jour le 24 mars 2016 à 17h39]

Dans un tiers des cas, la bléomycine (chimiothérapie) présente un risque de toxicité chez les patients pris en charge pour un cancer. Principal organe concerné, les poumons. Mais comment lutter contre ces effets indésirables ? Des chercheurs du CHU de Dijon Bourgogne et de l’INSERM nous éclairent sur la question.

La bléomycine est couramment prescrite aux patients diagnostiqués pour un lymphome ou certaines autres formes de cancer. Reconnue comme efficace depuis plusieurs années maintenant, cette chimiothérapie induit des effets indésirables chez un malade sur trois. Complication la plus fréquemment rapportée ? La fibrose, formation d’un tissu fibreux liée à l’inflammation provoquée par la chimiothérapie. A terme, cette fragilité réduit les capacités respiratoires.

« La gravité de ces effets indésirables est proportionnelle au temps et/ou au degré d’exposition », détaillent les chercheurs. Mais ces risques pourraient être limités en injectant un dérivé de la bléomycine au patient. Cette technique « garantit l’effet anti-tumoral de la chimiothérapie initiale tout en évitant le risque de toxicité pulmonaire », précisent le Pr Bonniaud et le Dr Garrido du service de pneumologie au CHU de Dijon Bourgogne.

Prometteurs, ces résultats devraient mener les scientifiques à pousser plus loin la recherche. Prochaine étape, « réussir à produire des quantités suffisantes de dérivés de bléomycine répondant aux normes de qualité pour mener à bien des essais cliniques ».

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