Choisir le bon préservatif, c’est important

[29 juin 2018 - 10h32] [mis à jour le 29 juin 2018 à 10h38]

L’utilisation du préservatif reste le meilleur moyen de se protéger du VIH/Sida et des infections sexuellement transmissibles (IST). Le message est ancien mais il a du mal à toucher les jeunes, victimes d’une recrudescence de nombreuses IST. Pour une protection optimale, il est recommandé de choisir le bon préservatif. A la bonne taille et de bonne qualité !

Si cela semble trivial, le choix de la taille du préservatif n’est pas accessoire. Une taille non adaptée expose à plusieurs risques. Trop grand, il peut glisser pendant l’acte. Trop petit, il risque de comprimer le pénis et de se déchirer. « Le latex étant extensible, la taille classique correspond à la majorité des personnes mais il existe de nombreuses tailles et formes. Le mieux pour trouver la sienne reste d’essayer », conseille le fabricant Terpan. Afin d’éviter ainsi le risque de transmission d’IST.

Dans le détail, « les diamètres des préservatifs varient habituellement de 47 mm à 56 mm pour les XL ». Pour les hommes dotés d’un pénis plus court que la moyenne, les préservatifs « classiques » d’environ 180 mm de long et 53 mm de large conviennent. « Il suffit de ne pas dérouler le préservatif entièrement », conseille Terpan. En revanche, si le pénis est plus fin « il faudra acheter un préservatif adapté ».

Normes et péremption

Autre élément essentiel du choix de votre préservatif, sa qualité. Vérifiez d’abord qu’il porte bien le marquage CE (norme européenne) et éventuellement NF (norme française). « Ces deux logos garantissent la qualité du produit », rappelle Terpan. « La pression et le volume à l’éclatement avant et après vieillissement, les dimensions, et l’absence de trous sont contrôlés à 100% pour assurer la conformité du préservatif. »

Il faut aussi que la boîte de préservatifs porte la mention « Testés électroniquement ». Ce test, « effectué sur TOUS les préservatifs, permet d’écarter avant conditionnement ceux qui présentent un ou plusieurs trou(s) ».

De plus, qu’il soit féminin ou masculin, sa durée de vie est de 5 ans et la date limite d’utilisation est notée sur l’emballage. Au terme de ce laps de temps, le latex devient moins résistant et poreux. Il est donc par ailleurs recommandé de conserver vos préservatifs dans un endroit frais et sec à l’abri de la lumière directe du soleil et de l’ozone.

Le lubrifiant n’est pas accessoire

Dernier point, et non des moindres, la lubrification favorise l’efficacité du préservatif… tout en améliorant le plaisir. Si la majorité des préservatifs sont déjà pré-lubrifiés, « ajouter du lubrifiant permet plus de confort et plus de sécurité », assure le fabricant. En effet, cette substance permet de « limiter les frottements, et donc de limiter les risques de rupture du préservatif et de transmission d’infections ».

Partager cet article