Chaque année, les chutes ont des conséquences graves sur de nombreux individus de plus de 65 ans. Les autorités n’hésitent d’ailleurs pas à parler d’un problème de santé publique. Pourtant, de nombreuses mesures peuvent les prévenir, de l’aménagement de l’habitat à la vérification des médicaments pris.

« En France, en 2014, environ 90% des 76 100 hospitalisations pour fracture du col du fémur chez les plus de 65 ans sont survenues suite à une chute, 3 fois plus souvent chez les femmes que chez les hommes », expliquent les rédacteurs de la Revue Prescrire. Et en 2013, « près de 10 000 personnes de plus de 65 ans sont mortes suite à une chute accidentelle. »

Pourtant, il ne s’agit pas là d’une fatalité. Les chutes résultent souvent de plusieurs facteurs, dont la prise de certains médicaments : psychotropes, hypotenseurs, antiépileptiques, antihistaminiques… Ainsi, pour limiter le risque, le réexamen régulier et méthodique de l’intérêt de chaque médicament est primordial.

D’autres actions ont fait leurs preuves. Comme des programmes d’exercice physique. Il est en effet primordial de continuer à se mouvoir. Citons également l’aménagement de l’habitat par des mesures simples (éclairage adapté, pose de barres d’appui, fixation des tapis…), la correction de certains troubles de la vision (cataracte) ou de troubles du rythme cardiaque (pose d’un pacemaker). Notons que selon une synthèse d’études conduite par le réseau Cochrane en 2012, des programmes de prévention multiples, réduisent le risque de chutes de 24% à domicile.

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