Comment apprendre aux enfants à manger sain ?

12 mai 2020

Faire en sorte que vos enfants s’alimentent de manière équilibrée n’est pas chose facile. Les tout-petits ont tendance à être réticents devant les plats de haricots et autres épinards. Malgré tout, selon des pédiatres américains, la meilleure méthode ne passe pas par la contrainte.

La mou de dégoût devant une assiette de brocolis, vous la reconnaissez ? Inciter les enfants à consommer des fruits, des légumes et autres aliments sains est rarement de tout repos pour les parents. Face aux réticences de leurs petits, ils sont nombreux à employer la contrainte, le chantage ou encore l’alternance punition/récompense. Pourtant, des chercheurs du Children’s Nutrition Research Center and the department of Pediatrics du Baylor College of Medicine de Houston (Etats-Unis) recommandent une approche plus souple.

« Autoriser les enfants à choisir ce qu’ils vont manger parmi une sélection d’aliments sains – ainsi que la quantité – les encourage à développer un rapport de qualité avec leur alimentation », estime ainsi Alexis C. Wood, principal auteur de ces recommandations.

Dans le détail, la meilleure façon de contourner les bouderies des enfants devant une assiette de haricots verts est la variété. « Leur proposer une large sélection d’aliments sains chaque jour permet d’augmenter la chance que les petits acceptent d’en consommer certains ». Pour faire passer la pilule, associez donc cette nourriture équilibrée à leurs aliments préférés. Proposez ainsi des haricots verts, du concombre ou des courgettes, avec des pommes de terre ou des coquillettes au fromage. Vous devriez, selon ces pédiatres, voir rapidement des changements dans leur comportement à table.

Guider par l’exemple

Autre conseil pour créer de bonnes habitudes dès le plus jeune âge : les parents doivent montrer l’exemple. Inutile en effet de pousser un enfant à manger des légumes si lui-même le parent n’y touche jamais. L’environnement et les choix santé effectués par les parents ont un poids bien plus important que les injonctions. « Punitions et récompenses n’étant en réalité que des tactiques à court terme », estiment les pédiatres. « La recherche montre que sur le long terme, ces méthodes ont des conséquences négatives, parmi lesquelles un risque de développer des troubles du comportement alimentaire. » A l’inverse, il n’est pas question d’opter pour un laisser-faire total. Lequel risquerait d’exposer les petits à un surpoids ou une obésité. Une question d’équilibre donc.

  • Source : American Heart Association, 11 mai 2020

  • Ecrit par : Dominique Salomon - Edité par : Emmanuel Ducreuzet

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