
« Le rôle du médecin est de faire une évaluation de l’activité physique du patient. Si celle-ci n’est pas suffisante, il peut, sur le modèle de la diététique, diriger vers un spécialiste », explique le Dr Hansel. Certains médecins peuvent effectuer la prescription complète et le suivi de la reprise d’activité s’ils y ont été formés.
Le spécialiste, éducateur médico-sportif ou médecin, établit ensuite une évaluation plus affinée des obstacles à l’activité physique. « Les principaux obstacles sont ‘je n’ai pas le temps’, je suis essoufflé’, ‘j’ai mal’, je n’aime pas ça’, ‘je n’ai pas d’argent’ et ‘j’ai la flemme’ », indique Boris Hansel.
Dans un premier temps, le prescripteur a pour but de « lever les obstacles à l’activité physique, permettre au patient de renouer avec le plaisir de faire du sport en effaçant de sa mémoire les mauvais souvenirs qui y sont peut-être liés », explique Boris Hansel. Des activités simples comme le vélo ou la course à pied, toujours en pratique modérée, sont préconisées. Et le patient doit apprendre à choisir son matériel, à faire les bons gestes.
Ensuite, l’objectif est de pérenniser les recommandations de l’OMS. « Il est alors important d’éduquer le patient sur sa gestion de l’intensité de sa pratique, et parfois de freiner la ‘sur-motivation’. En effet, si un sédentaire affirme, motivé, qu’il va faire 1h de sport par jour, ce n’est pas tenable sur la durée », conclut-il.

Source : interview du Dr Boris Hansel, médecin endocrinologue à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris), 4 avril 2012
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