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Traditionnellement, le terme désignait tout ce qui précédait le rapport sexuel, défini principalement comme une pénétration. Cette vision repose sur un modèle longtemps dominant en sexologie constitué de phases se succédant : l’excitation, le plateau, l’orgasme et enfin la résolution, avec une focalisation implicite sur la pénétration comme élément principal.
Or, les recherches plus récentes en sexologie et en sciences sociales remettent en question cette hiérarchie. Elles montrent que cette vision est réductrice, notamment parce qu’elle ne correspond pas à la diversité des expériences sexuelles, en particulier chez les femmes. En effet, le plaisir féminin est souvent moins centré sur la pénétration que sur d’autres formes de stimulation, notamment clitoridienne.
La recherche a d’ailleurs confirmé le rôle central du clitoris dans le plaisir sexuel, notamment grâce aux travaux de chercheuses comme Helen O’Connell. Dans ce contexte, parler de ‘préliminaires’ revient à considérer comme secondaires des pratiques qui sont en réalité centrales pour de nombreuses personnes.
Le vocabulaire évolue donc pour refléter ces nouvelles connaissances. De plus, le terme ‘préliminaires’ est souvent associé à une vision hétéronormée de la sexualité, centrée sur la pénétration vaginale et sur le plaisir masculin. En le remettant en question, une sexualité plus inclusive peut être valorisée.
Ainsi, les pratiques autrefois englobées dans le terme préliminaires n’ont pas pour autant disparu. Ce qui était autrefois considéré comme une introduction est désormais envisagé comme faisant pleinement partie de l’expérience sexuelle.

Source : Journal of Sex Research - Archives of Sexual Behavior - Helen O’Connell

Ecrit par : Dominique Salomon – Edité par : Emmanuel Ducreuzet
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