Chez les patients atteints d’un diabète de type 1, les cellules productrices d’insuline sont amenées à se détruire.  Mais selon des chercheurs de l’INSERM, l’utilisation du neurotransmetteur GABA pourrait pallier ce dysfonctionnement.

Trouble survenant le plus souvent à l’adolescence, le diabète de type 1 est caractérisé par la destruction progressive des cellules β pancréatiques, chargées de produire l’insuline. Les injections de cette « hormone chargée de diminuer le taux de sucre sanguin en cas d’apport sucré » sont efficaces pour pallier à cette destruction. Mais elles ne permettent pas de produire de nouvelles cellules β pancréatiques. Et ne suffisent pas toujours à éviter des complications majeures.

Mais le GABA, un neurotransmetteur naturellement présent dans l’organisme et employé comme complément alimentaire, « pourrait induire la régénération des cellules produisant l’insuline (…) sans aucune modification génétique ». Prouvés par des chercheurs de l’INSERM, ces résultats « apportent un nouvel espoir aux patients atteints d’un diabète de type 1 ».

La preuve chez la souris

Chez la souris, le GABA « induit la régénération continue mais contrôlée des cellules α du pancréas, productrices de glucagon, et leur transformation en cellules produisant de l’insuline. Les cellules ainsi générées sont fonctionnelles et peuvent soigner plusieurs fois un diabète induit chimiquement chez la souris ».

Seconde technique, la transplantation des îlots de Langerhans, là où ont sont produites les cellules β pancréatiques. Au total, « 500 îlots humains ont été transplantés chez la souris. Les mêmes résultats ont été obtenus en supplémentant quotidiennement l’alimentation des [rongeurs] en GABA pendant un mois ».

Chez l’Homme, sur les îlots de Langerhans contenant à la fois des cellules α et β, la production d’insuline est aussi observée. Pendant une culture de 14 jours en présence de GABA, le nombre de cellules productrices d’insuline a ainsi augmenté de 24% et le nombre de cellules productrices de glucagon a diminué

*L’équipe du Pr Patrick Collombat, unité 1091 « Institut de biologie Valrose » (Inserm/CNRS/Université de Nice Sophia Antipolis)

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