Au Ghana, plus d’un enfant sur quatre souffre de malnutrition. A la clé, notamment, un retard de croissance. Une nouvelle étude publiée dans le Journal of Nutrition montre l’impact positif des protéines de lait sur la santé physique et cérébrale des enfants de 6 à 9 ans.

Dans un récent rapport, l’Organisation des Nations Unies expliquait que « dans la région du nord du Ghana, 30% des enfants de moins de cinq ans souffrent d’un retard de croissance ou d’une malnutrition chronique. Cela affecte non seulement leur croissance, mais aussi leur développement éducatif ». Afin d’atteindre l’objectif n°2 de développement durable (à savoir éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire et améliorer la nutrition), des interventions nutritionnelles sont primordiales.

Au Ghana, des chercheurs de l’Université de Washington (Saint Louis) viennent de montrer les bienfaits à tirer des protéines de lait. Pour cela ils ont recruté 1 041 enfants âgés de 6 à 9 ans de 13 écoles de la région de Brong Ahafo au centre du pays. Un premier groupe a reçu chaque jour un grand verre de lait en poudre (représentant 8,8g de protéines). Un second, un demi-verre (4,4 g). Et un troisième, un demi-verre accompagné de 4,4 g de protéines d’origine végétale.

Une intervention à bas coûts

Le développement physique des jeunes participants a régulièrement été mesuré (notamment par des prélèvements sanguins). Leurs aptitudes cognitives ont elles aussi été évaluées.

Résultat, les enfants qui ont reçu un verre entier ont obtenu de meilleurs résultats aux tests cognitifs (mémoire visuelle…). Et ce après seulement 4 mois. Ceux qui ont reçu des protéines laitières (quelles que soient les quantités), ont vu leur masse musculaire améliorée après 9 mois.

Pour les auteurs, cette étude apporte « les bases d’une intervention efficace et peu coûteuse pour lutter contre la malnutrition en Afrique. »

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