En 2018 dans le monde, 570 000 nouveaux cas de cancer du col de l’utérus ont été diagnostiqués. Chaque année 310 000 femmes meurent de cette maladie évitable. Devant ces chiffres, et à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le cancer ce 4 février, le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) martèle qu’il existe un vaccin et appelle à casser les idées reçues sur cette immunisation.

« Le cancer du col de l’utérus est le quatrième cancer le plus fréquent chez la femme», rappelle le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) à Lyon. Une aberration alors même qu’il existe un vaccin pour lutter contre le papillomavirus humain (HPV), à l’origine de ces cancers. Les projections du Circ montrent que, à moins que des mesures préventives ne soient mises en œuvre rapidement, le nombre de décès annuel devraient atteindre 460 000 d’ici 2040.

Lutter contre les rumeurs

Problème, les idées reçues concernant la vaccination anti-HPV continuent de circuler. Beaucoup les accusent d’être à l’origine de maladies auto-immunes comme la sclérose en plaques. Pour marquer la Journée mondiale du cancer 2019, ce 4 février, le Circ réaffirme son engagement à lutter contre la maladie et confirme « sans équivoque l’efficacité et la sécurité de la vaccination anti-HPV ».

« Si on arrive à vacciner la grande majorité des filles entre 9 et 14 ans dans le monde (notamment dans les pays en développement où la couverture vaccinale ne dépasse pas 25%, ndlr), on peut éliminer cette pathologie », conclut le Dr Etienne Krug, directeur du Département de l’OMS sur les maladies non transmissibles.

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