Aux mois de mai et juin, la CLCV a reconduit pour la 6e année consécutive son enquête de satisfaction sur la qualité des fruits d’été vendus en supermarché. Cette année, les fraises et les tomates ont été passées au crible. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les résultats sont loin d’être réjouissants. En matière de goût, mais pas seulement. 

L’Association de consommateurs CLCV a ainsi organisé une quarantaine de dégustations dans 24 départements avec des panels de consommateurs invités à remplir des questionnaires sur le goût des deux produits. Premier constat, si les tomates testées étaient presque toutes d’origine française, un tiers des fraises était en revanche importé, principalement d’Espagne. 

Tromperie sur la marchandise ? 

D’année en année, au rayon tomate, la qualité reste relativement décevante avec seulement 38% des consommateurs satisfaits. « Les catégories proposées en rayon semblent n’avoir aucune pertinence sur le plan du goût », se désole la CLCV. Pire, les consommateurs seraient en droit de s’interroger sur une éventuelle « tromperie ». Alors qu’il est obligatoire d’indiquer le type de tomates (rondes, en grappes, côtelées…), la mention de la variété est facultative.

Ainsi certains jouent habilement sur la ressemblance entre les tomates de type « côtelées », et la fameuse « cœur de bœuf ». « Il n’est pas rare de trouver alors dans les rayons des tomates qui ne sont pas de « vraies » cœur de bœuf avec des mentions comme : tomate de type cœur de bœuf, tomate groupe cœur de bœuf… » Problème, le plaisir gustatif reste désespérément aux abonnés absents !

Des enseignes qui sucrent les fraises… 

Du côté des fraises, les résultats ne sont guère plus glorieux. Près de 31% des répondants les qualifient de « ni bonnes, ni mauvaises ». En clair, elles ne présentent aucun intérêt.

« Avec 56% d’avis négatifs sur les fruits vendus en grande distribution, cette enquête, comme les précédentes, vient confirmer qu’il existe un réel problème de maîtrise de la qualité gustative aux rayons des fruits », déplore la CLCV. « Nous rappelons quelques pistes d’amélioration, notamment le choix de variétés vraiment goûteuses et l’optimisation des dates et des techniques de cueillette pour garantir une maturité satisfaisante des fruits dans les rayons. De bonnes pratiques de stockage et de mise en rayon des fruits et des légumes sont également indispensables ».

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