Greffe de cheveux : quels sont les risques ? 

19 janvier 2026

Portée par les réseaux sociaux, la greffe capillaire a le vent en poupe notamment chez les jeunes. La pratique n’est toutefois pas dénuée de risques qu’il faut connaître avant de prendre sa décision.

Comme le soulignait l’Ordre des médecins en 2023, ces dernières années ont connu un essor considérable des actes médicaux à visée esthétique, notamment sous l’influence des réseaux sociaux. La greffe capillaire est une intervention chirurgicale qui s’est ainsi largement démocratisée. Réservée strictement en France aux professionnels titulaires d’un diplôme de docteur en médecine, elle consiste à implanter des cheveux dans des zones dégarnies, ou clairsemées.

Les deux principales techniques sont la FUT et la FUE.

La FUT pour Follicular unit transplantation consiste à prélever une bandelette de cuir chevelu à l’arrière de la tête, puis à la découper en unités folliculaires pour les réimplanter dans les zones dégarnies.

La FUE pour Follicular unit extraction consiste quant à elle à prélever des unités folliculaires, une par une. Les bulbes sont ensuite réimplantés dans les zones dégarnies. Cette technique est aujourd’hui la plus utilisée, car moins invasive et plus discrète.

Des risques rares mais sérieux

Ces techniques comportent certains risques, notamment ceux liés à l’anesthésie locale, comme le risque allergique. Quels sont les autres risques liés cette fois à l’implantation capillaire ?

L’œdème frontal est un gonflement des tissus mous lié à une augmentation du liquide interstitiel au niveau du front, soit le liquide qui remplit les espaces entre les cellules. Lors d’une greffe de cheveux, il s’agit d’une accumulation de sérum physiologique et de produit anesthésiant. La prise d’un anti-inflammatoire, l’application de glace et un massage sur les zones concernées peuvent prévenir l’apparition de cet œdème.

Paradoxalement, une chute temporaire des cheveux est attendue dans les semaines qui suivent la chirurgie. Le phénomène est naturel, il s’agit de cheveux déjà présents dans les follicules greffés. Mais le shock-loss est lui une chute des cheveux autour des zones traitées. « Cette chute temporaire et brutale est une réaction du cuir chevelu au stress de l’intervention et concomitante avec la greffe », note The Clinic, centre spécialisé dans la greffe de cheveux à Paris. Le phénomène est rare et peut être pris en charge par minoxidil, un traitement topique favorisant la repousse.

Une folliculite, une inflammation des follicules pileux peut aussi survenir. L’infection se manifeste par des rougeurs excessives, une inflammation persistante, un gonflement, un écoulement jaunâtre, une chaleur locale, parfois une odeur désagréable et de la fièvre. Il est important d’éviter de se gratter, de bien nettoyer la zone, d’observer le traitement et de ne pas utiliser des produits capillaires non recommandés.

Si des douleurs sévères persistent, voire s’aggravent après l’intervention et ne sont pas soulagées par des antalgiques, cela peut être le signe d’un hématome sous-cutané et nécessite de consulter rapidement un médecin.

La perte de sensation sur la zone donneuse ou receveuse est fréquente et transitoire. Mais dans de très rares cas, l’engourdissement est permanent si des nerfs plus profonds sont touchés. Ces engourdissements peuvent finir par se résorber après quelques semaines.

La nécrose, soit la mort des tissus cutanés et des cellules du cuir chevelu, selon The Clinic (Paris), débute, par l’apparition d’une ecchymose de couleur sombre. Il s’agit en réalité d’une accumulation de sang sous la peau suivie d’une coagulation qui empêche le sang neuf d’atteindre les tissus. En manque d’oxygène, le tissu meurt, explique le centre esthétique. Plusieurs causes sont possibles : trop de follicules implantés au même endroit, trop de greffons extraits de la zone donneuse, une infection bactérienne, de mauvaises conditions d’hygiène, le tabagisme…

Attention aux cicatrices chéloïdes, ces cicatrices inflammatoires qui restent épaisses, dures et boursoufflées ; un phénomène causé par une surproduction de collagène dans le derme lors de la réparation du tissu conjonctif. Une folliculite notamment peut être à l’origine des troubles de la cicatrisation. Diverses méthodes médicales sont envisageables pour traiter ces cicatrices qui ne régresseront pas spontanément.

Si les complications sont très rares en cas de greffes capillaires, s’adresser à un médecin pour les réaliser permettra de réduire les risques et de bénéficier d’un suivi post-opératoire adapté.

  • Source : The Clinic, Ordre des médecins, Maison Marignan, The Cleveland Clinic

  • Ecrit par : Dorothée Duchemin – Edité par Emmanuel Ducreuzet

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