Décès d’un nourrisson : l’Uvestérol D® retiré par mesure de précaution

[04 janvier 2017 - 10h18] [mis à jour le 04 janvier 2017 à 10h29]

Après le décès, le 21 décembre dernier d’un nouveau-né, l’Agence nationale du Médicament (ANSM) a décidé « par mesure de précaution » de suspendre la commercialisation de l’Uvestérol D®. Le nourrisson avait en effet reçu ce médicament avant d’être victime d’un arrêt cardio-respiratoire.

L’ANSM a engagé, par mesure de précaution, une procédure de suspension de la commercialisation de l’Uvestérol D®. Seul ce produit est concerné par cette action, pas les autres spécialités à base de vitamine D.

De son côté, le ministère en charge de la Santé, pour assurer l’information de l’ensemble des familles, vient d’activer  un numéro vert d’information, joignable au 0800 636 636. Il tient néanmoins à rassurer les parents dont les enfants ont reçu ce médicament : « ils ne courent aucun danger ».

Le mode d’administration en cause ?

Même si des investigations sont en cours afin de déterminer les causes exactes de la mort du nourrisson, le ministère avance déjà dans un communiqué que « c’est le mode d’administration spécifique du produit qui présente des risques ».

Pourtant, en 2015, la Revue Prescrire rappelait que des malaises, parfois graves, imputables à la prise d’Uvestérol (D ou A, D, E, C) sont connus depuis 1996. « Ce médicament est administré dans la bouche du nourrisson au moyen d’une pipette. » Et de continuer, « au fil des années, divers changements ont été apportés au médicament et à sa pipette d’administration. Mais il n’y a pas d’élément tangible d’évaluation montrant que ces changements réduisent le risque. Il n’y a pas de malaise de ce genre décrit avec les autres spécialités à base de vitamine D non associée (Zyma D® ou autre). »

Rappelons que les premières conclusions des investigations diligentées par l’ANSM seront connues dans les prochains jours.

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