Accueil » Santé Publique » Dengue, chikungunya… pourquoi 2026 s’annonce à haut risque en France
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L’année 2025 a été marquée par un nombre sans précédent de cas de chikungunya recensés en métropole, avec 809 cas autochtones. Comme le rapporte Santé publique France dans un communiqué ce 6 mai, « il s’agit du nombre le plus important de cas et de transmissions autochtones de chikungunya identifiés depuis la mise en place de la surveillance renforcée en 2006 ».
Par ailleurs, 30 cas autochtones de dengue ont été rapportés en métropole et 60 cas d’infection par le virus du Nil Occidental. Pour la première fois, certaines régions ont signalé sur leur territoire des cas autochtones de chikungunya (Bourgogne-Franche-Comté, Grand-Est et Nouvelle-Aquitaine) et de virus du Nil Occidental (Ile-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, Normandie).
Reconnaissable à ses rayures noires et blanches, le moustique tigre (Aedes albopictus) est particulièrement préoccupant car c’est lui qui peut transmettre la dengue, le chikungunya et le virus Zika. Il est apparu en France métropolitaine en 2004. Depuis, il n’a cessé de progresser. Il est aujourd’hui présent dans 83 départements sur 96 et reste actif de mai à novembre.
La prolifération du moustique tigre est directement liée à la présence de gîtes larvaires, ces petites zones d’eaux stagnantes où la femelle pond ses œufs. Pour limiter la présence d’Aedes albopictus, supprimez les eaux stagnantes autour de votre domicile (coupelles de pots de fleurs, objets laissés à l’extérieur comme les seaux, les arrosoirs…) en les vidant au moins une fois par semaine et couvrez les récupérateurs d’eau de pluie ou encore les petites piscines à l’aide d’un couvercle hermétique ou d’une moustiquaire.
Et pour réduire les risques d’être piqué :
Dengue, chikungunya, Zika… Ces maladies circulent activement à l’international : Amériques, Asie du Sud-Est, Afrique, Pacifique. Des épidémies touchent également les territoires d’Outre-mer français. Le risque : une personne contaminée lors d’un séjour à l’étranger peut, à son retour, être piquée par un moustique tigre local, qui transmettra alors la maladie à d’autres personnes.
Si vous partez en zone à risque, renseignez-vous avant le départ, protégez-vous des piqûres pendant tout votre séjour, et restez vigilant jusqu’à trois semaines après votre retour.

Source : Santé publique France

Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Emmanuel Ducreuzet
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