Dépistage du cancer du poumon : lancement de la phase de recrutement de 20 000 volontaires

19 mai 2026

Dernière ligne droite avant le lancement du programme IMPULSION, test grandeur nature du dépistage national du cancer du poumon. 20 000 personnes doivent être recrutées, des fumeurs de 50 à 74 ans et ex-fumeurs ayant arrêté depuis moins de 15 ans.

La ministre de la Santé Stéphanie Rist a annoncé lundi 18 mai l’ouverture des inclusions au programme pilote de dépistage de cancer du poumon IMPULSION (pour Implémentation du dépistage du cancer pulmonaire par scanner en population). Objectif : favoriser la détection précoce de ce cancer à un stade où la chirurgie ou un traitement est encore efficace. En effet, dans 73 % des cas, le cancer du poumon est dépisté à un stade avancé, avec un taux de survie à 5 ans de seulement 20 %. Chaque année en France, près de 53 000 personnes sont touchées par le cancer du poumon, 30 900 en meurent. Selon un communiqué de l’Institut national du Cancer (Inca), un dépistage précoce du cancer du poumon permettrait de réduire de 20 à 25 % la mortalité liée à ce cancer, soit 13 000 décès évités en 5 ans.

Qui est éligible ?

Le programme IMPULSION vise 20 000 inclusions, des fumeurs de 50 à 74 ans et ex-fumeurs ayant arrêté depuis moins de 15 ans. La mise en pratique à grande échelle de ce test permettra de définir le cadre d’un futur programme de dépistage national de cancer du poumon. Il concernera d’abord l’Ile-de-France, les Hauts-de-France, les Pays de la Loire, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Auvergne-Rhône-Alpes avant d’être déployé à d’autres régions.

En quoi consiste le dépistage ?

Cette expérimentation s’appuie sur un scanner thoracique à faible dose et un accompagnement au sevrage tabagique. Selon plusieurs études, combiner dépistage et arrêt du tabac réduit de 38 % le risque de décès par cancer du poumon.

Comment participer ?

Les professionnels de santé ont un rôle majeur à jouer dans le recrutement de ces 20 000 volontaires. Soit, un patient manifeste son souhait de participer au dépistage, soit il y est sensibilisé par son médecin. Dans les deux cas, le patient devra être orienté par un professionnel de santé vers :

  • un médecin investigateur : il vérifie l’éligibilité du patient et, le cas échéant, procède à son inclusion. Cette démarche finalise l’inscription du patient.
  • un centre d’examen de l’Assurance maladie participant au programme (5 à 15 centres de radiologie habilités à réaliser les scanners thoraciques ouvriront progressivement) ;
  • la plateforme nationale d’information disponible au 34 33 ;
  • le site du programme dépistage-cancer-poumon.fr.

« En contactant la plateforme d’appel national ou le site internet du programme, le volontaire accèdera à un questionnaire d’éligibilité dont les résultats devront être confirmés lors d’une consultation ou téléconsultation d’inclusion. Une fois cette inscription formalisée, le participant pourra prendre rendez-vous pour le scanner thoracique et la consultation d’aide au sevrage tabagique. La liste de l’ensemble de ces contacts est disponible sur le site depistage-cancer-poumon.fr », précise l’Inca.

Une personne qui a entendu parler du programme et souhaite y participer peut remplir seul le questionnaire d’éligibilité en ligne ou par téléphone. Si elle est éligible, elle pourra alors prendre rendez-vous pour être inclus dans le programme.

Que se passe-t-il en cas d’anomalie ? 

Si le scanner – pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie – ne révèle aucune anomalie, un deuxième est réalisé 1 an plus tard puis tous les deux ans. Si une anomalie est décelée, un nouveau scanner est réalisé dans un délai de 1 à 6 mois. En cas d’anomalie évocatrice d’un cancer, des examens plus approfondis sont nécessaires pour poser un diagnostic. La personne est alors orientée vers une équipe spécialisée en oncologie thoracique. Un résultat positif est constaté chez près de 2 personnes sur 100, mais seule une personne sur 100 environ est effectivement atteinte d’un cancer du poumon.

Un emphysème, des signes de fibrose, des calcifications, sur les artères du cœur ou encore des signes d’ostéoporose peuvent être détectés lors du scanner. Ces anomalies sont alors signalées dans le compte rendu adressé au médecin traitant.

  • Source : Inca

  • Ecrit par : Dorothée Duchemin – Edité par Emmanuel Ducreuzet

Destination Santé
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous offrir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre quelles sections du site Web vous trouvez les plus intéressantes et utiles.

Plus d'informations sur notre politique de cookies sur nos CGU.

Aller à la barre d’outils