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Déshydratation, photosensibilisation… Attention à ces médicaments durant la canicule

29 mai 2026

Lorsque les températures grimpent, pas question d’arrêter un traitement. Pour autant, dans certains cas, la prudence est de mise. Certaines molécules peuvent en effet majorer les effets de la chaleur. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) émet quelques conseils.

En cas de fortes chaleurs, notre corps active un mécanisme appelé thermorégulation. Pour maintenir une température stable autour de 37°C, il dilate les vaisseaux sanguins et déclenche la transpiration. En parallèle, la sensation de soif nous pousse à boire davantage.

Mais parfois, ce système peut être dépassé, surtout chez les personnes fragiles (personnes âgées, malades chroniques, enfants). Résultat : le corps se déshydrate, se fatigue, et la température interne peut dangereusement augmenter. Avec à la clé des risques de syndrome d’épuisement ou de coup de chaleur.

Le problème, comme le rappelle l’ANSM ce 28 mai, c’est que certains médicaments peuvent aggraver ces situations. Ils peuvent en effet :

  • perturber la transpiration ou la régulation thermique ;
  • accentuer la déshydratation ;
  • ou voir leur efficacité modifiée par la chaleur.

Par exemple, les diurétiques (comme le furosémide) augmentent les pertes en eau. Et même les plus courants comme le paracétamol et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (ibuprofène…) peuvent aggraver les symptômes d’un coup de chaleur.

Vous pouvez retrouver la liste des médicaments concernés en cliquant ici.

Des réflexes simples pour rester en sécurité

Lors d’un épisode caniculaire, il convient d’adopter certains réflexes :

  • demandez conseil à un professionnel de santé si vous prenez un traitement, surtout en période de canicule ;
  • n’arrêtez jamais un médicament sans avis médical ;
  • et évitez l’automédication.

Méfiez-vous de la photosensibilisation

Certains médicaments rendent aussi la peau beaucoup plus sensible aux rayons UV. On parle alors de photosensibilité. Cela peut provoquer des rougeurs, des démangeaisons, des réactions proches d’un coup de soleil sévère.

Là encore suivez ce lien pour connaître la liste des médicaments concernés.

Le kétoprofène, un exemple frappant

Les gels à base de kétoprofène, sont particulièrement à risque. Une exposition au soleil, même faible, peut provoquer des réactions cutanées graves.

Si vous devez absolument en appliquer, couvrez la zone traitée pendant le traitement et jusqu’à 2 semaines après ; lavez-vous bien les mains après application ; arrêtez immédiatement d’en mettre en cas de réaction et prévenez votre médecin.

Et une nouvelle fois, le simple réflexe de demander conseil à un professionnel de santé, comme votre pharmacien peut vous éviter des désagréments parfois graves.

  • Source : ANSM

  • Ecrit par : Vincent Roche - Edité par : Emmanuel Ducreuzet

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