Diabète gestationnel : préférez le froid au chaud…

[22 mai 2017 - 17h20] [mis à jour le 22 mai 2017 à 17h59]

Le réchauffement climatique pourrait être à l’origine de conséquences sanitaires inattendues. Une équipe canadienne suggère un parallèle entre la montée des températures extérieures et le risque de diabète gestationnel ! Précisément de 6% à 9% pour une augmentation de 10°C.

Le Dr Gillian Booth et son équipe du St Michael Hospital de Toronto ont travaillé à partir des données de naissances (556 000) sur leur aire métropolitaine. Elles concernaient près de 400 000 femmes âgées en moyenne de 31 ans lors de l’accouchement, sur une période de 12 ans (2002-2014).

Les auteurs ont relevé une prévalence du diabète gestationnel de 4,6% chez celles exposées à des températures très froides : moins 10°C voire davantage, au cours du mois précédant le diagnostic. Une proportion qui a grimpé à 7,7% parmi les futures mamans qui, à l’inverse, ont vécu dans un environnement chaud (24°C minimum) sur la même période.

Stimuler le tissu adipeux brun

« Contrairement à ce que l’on pourrait penser, cette différence n’est pas liée au fait que les femmes bougent plus lorsqu’il fait froid et qu’elles sont davantage inactives quand la température est élevée », souligne le Dr Booth. « Des études antérieures montrent surtout que le froid améliore la sensibilité à l’insuline ». De quelle façon ? « En agissant sur le tissu adipeux brun », lequel est composé de cellules qui brûlent le glucose en produisant de la chaleur.

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