Selon des chercheurs suédois, les enfants présentant au risque d’autisme auraient du mal à analyser des informations visuelles et auditives synchronisées. 

La capacité d’analyse de plusieurs informations (visuelles, sonores…) fait partie du développement cérébral de l’enfant. Qu’en est-il chez les jeunes présentant un risque de trouble du spectre autistique (TSA) ?

Pour le savoir, des chercheurs suédois de l’Université d’Uppsala ont proposé à des enfants âgés de 10 mois, dont les grands frères ou sœurs présentaient déjà un TSA, de regarder un écran d’ordinateur. Ces petits présentaient donc un risque plus élevé de développer eux-mêmes un trouble similaire. Sur la moitié de l’interface, des objets bougeaient en synchronisation avec des variations sonores. Sur la seconde partie, des objets se déplaçaient de manière asynchrone avec les sons.

Anticiper le diagnostic

Résultats, « les petits réunissant les critères d’un TSA ont regardé les deux écrans pendant une durée équivalente », explique le Pr Terje Falck-Ytter, auteur de l’étude. Dans le groupe contrôle en revanche, « les enfants étaient naturellement attirés par l’écran sur lequel les images bougeaient de manière synchronisée avec le son. ».

. Ces résultats soutiennent l’importance de repérer le manque d’intérêt pour des images et des sons synchronisés chez des petits de moins de 3 ans. Cette observation pourrait permettre de repérer ceux présentant un risque de TSA. Toutefois, « cette étude présente des limites car l’expérimentation n’a duré que quelques minutes. Ces résultats ne permettent donc pas de conclure qu’un test visuel tel que celui-ci peut être utilisé pour dépister un risque de TSA au niveau individuel », concluent les auteurs.

A noter : ce travail fait partie d’un projet d’étude suédois mené pendant 5 ans auprès d’enfants âgés de 5 mois à 6 ans.

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