Donner son sang, le moyen le plus facile de sauver une vie

17 octobre 2007

A peine 4% des Français en âge de donner leur sang l’ont fait en 2006. C’est très insuffisant et l’Etablissement français du Sang (EFS) tire la sonnette d’alarme. « Cette situation ne permet plus aujourd’hui de répondre de façon satisfaisante à une demande croissante et continue » a déclaré hier son président Jacques Hardy.

Selon l’enquête « Conditions de vie et aspirations des Français » menée pour la première fois en juin dernier par le CREDOC, 52% des Français déclarent avoir déjà donné leur sang… Alors, où est l’erreur ? Nulle part. Ils sont bien 52% à avoir fait un don… une fois dans leur vie. Mais seulement 4% à le faire régulièrement. Et trop peu souvent d’ailleurs. La périodicité moyenne est de 1,6 don par an, alors que 2 dons par donneur et par an seraient nécessaires.

La question est en fait émaillée de paradoxes. Car si « plus de 88% des Français considèrent que le don de sang est un acte normal et utile, seuls 34% ont l’intention de (le) donner dans les 6 prochains mois et à peine plus de 4% par an passent à l’acte ». Il est vrai par exemple que 65% de nos concitoyens estiment « qu’on n’entend pas assez parler du don de sang ». Jacques Hardy souligne par exemple, la nécessité de mettre en œuvre une véritable « pédagogie de la sécurité. Nous faisons régulièrement appel aux dons, mais la liste des exclusions est de plus en plus longue ».

Après un « passage à vide » lié à des affaires comme celle du sang contaminé, les produits du sang sont à nouveau bien perçus en France. Dans le public, et aussi parmi les professionnels de santé. Ces derniers y reviennent donc, et prescrivent plus facilement même si « la France (reste) aujourd’hui le pays de l’Union européenne où l’on transfuse le moins », a précisé le Dr Jean-Louis Beaumont. Directeur des Collectes à l’EFS Ile-de-France, ce dernier rappelle cependant que le don de sang acquiert une importance croissante avec le progrès thérapeutique. « Un patient ne doit pas être soumis à une anémie qui serait péjorative, au regard de certains traitements. En cas de chimiothérapie adjuvante de certains cancers par exemple », nous a-t-il confié.

Aujourd’hui, le niveau de stocks à 12 jours est insuffisant pour faire face à un imprévu quel qu’il soit : une épidémie de grippe saisonnière, une flambée de gastro-entérites interdisent les collectes. Des intempéries même localisées peuvent empêcher le départ des unités de collecte mobile. Préoccupés par cette situation, les dirigeants de l’EFS appellent à un sursaut : particulièrement concernés, les donneurs appartenant au groupe 0-. Alors souvenez-vous que donner son sang, c’est un geste tout simple. Dès 18 ans.

  • Source : Conférence de presse de l’EFS, 16 octobre 2007

Destination Santé
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