Accueil » Santé Publique » Droits en santé : mieux connus, mais encore difficiles à faire appliquer
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Selon le Baromètre 2026 des droits des personnes malades de France Assos Santé, en partenariat avec Ipsos BVA, les Français déclarent connaître en moyenne 9,6 droits en santé sur la liste de 13 qui leur ont été soumis (douleur, fin de vie, traitements…) contre 8,3 l’an passé). Par exemple, un tiers ignore le droit de refuser ou d’interrompre un traitement, et 38 % n’ont jamais entendu parler de la possibilité d’engager un recours en cas d’accident médical. Et plus d’un quart des Français n’a jamais entendu parler du droit à voir sa douleur soulagée. Enfin, toujours près de 4 répondants sur 10 ignorent la possibilité de rédiger des directives anticipées pour leur fin de vie. En 2026, seuls 39 % des Français savent qu’ils peuvent être représentés dans un établissement de santé par des personnes chargées de défendre les droits des patients.
Autre droit, difficile à faire exercer celui-ci : l’accès à un emprunt immobilier. Malgré la suppression du questionnaire de santé en juin 2022, 26 % des Français déclarent avoir rencontré des difficultés pour obtenir un crédit en raison de leur état de santé, et jusqu’à 38 % chez les patients en affection longue durée (ALD). Par ailleurs, 17 % des patients se sont vu proposer une assurance aux garanties réduites. Un Français sur dix (13 %) s’est vu refuser une assurance emprunteur pour des raisons de santé, une proportion qui atteint 25 % chez les personnes en ALD et 21 % chez les 50-64 ans.
Autre enseignement : 50 % des patients en affection longue durée sont exposés aux dépassements d’honoraires. Dans 47 % des cas, surtout chez les personnes aux revenus les plus faibles, ces coûts entraînent des arbitrages budgétaires, un retard ou un espacement des soins, voire un renoncement partiel ou total.
Dans le même domaine comptable, l’information sur le coût des soins reste insuffisante : 24 % des Français ignorent leur droit à être informés du coût des actes et du reste à charge, et une proportion équivalente s’estime mal informée sur ce point.
Dans un autre domaine, les pénuries de médicaments se poursuivent : en 2026, 27 % des Français y ont été confrontés sur les 12 derniers mois (43 % chez les personnes en ALD). Dans 45 % des cas, aucune alternative thérapeutique n’a été proposée ! Les classes les plus touchées concernent les anticancéreux, les traitements cardiovasculaires, les antibiotiques et les psychotropes.
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Source : BAROMÈTRE DES DROITS DES PERSONNES MALADES 2026. Rapport des résultats Avril 2026, publié le 15 avril 2026.

Ecrit par : Hélène Joubert ; Édité par Emmanuel Ducreuzet
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