Du bisphénol A… bio !

[07 mai 2014 - 14h27] [mis à jour le 20 mai 2014 à 14h27]

Des chercheurs français ont élaboré une gamme de molécules susceptibles d’être proposées en substitution au bisphénol A (BPA), considéré comme un perturbateur endocrinien. Il y a urgence. L’utilisation de cette substance très largement répandue sera interdite à partir du 1er janvier 2015.  Et les stratégies de remplacement ne sont pas légion !

Le BPA est une molécule organique qui entre dans la composition de plastiques et de résines. Il est notamment utilisé dans la fabrication de récipients alimentaires tels que les bouteilles. On le retrouve également dans les films de protection à l’intérieur des canettes et sur les tickets de caisse où il est utilisé comme révélateur.

Des études ont toutefois montré que de faibles quantités de BPA pouvaient passer d’un récipient en plastique porté à haute température dans les aliments qu’il contient. C’est pourquoi, la fabrication et la commercialisation des biberons produits à base de bisphénol A sont interdites depuis janvier 2011 en Europe. Il devrait aussi être retiré du marché français au 1er janvier 2015, comme l’a adopté le Sénat en octobre 2012.

Stable à haute température

Des chercheurs français de l’INRA et d’AgroParisTech travaillent depuis quelques années sur des substituts au BPA. Ils ont mis au point une méthode à partir de matières premières d’origine végétale. A savoir – pour les initiés – des polysaccharides pariétaux (des composés issus des parois cellulaires), de l’acide férulique et du glycérol. « Les nouvelles molécules bisphénoliques obtenues présentent une excellente stabilité thermique jusqu’à la température de 250°C », expliquent les scientifiques.

Parmi les applications possibles, ils ajoutent qu’elles « peuvent être utilisées comme plastifiant », notamment pour la fabrication d’emballages alimentaires. Sans compter qu’« elles ne présentent pas d’activité de nature à perturber le fonctionnement endocrinien ».

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