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Le durcissement des tétons face au froid est une réponse automatique contrôlée par le système nerveux autonome, c’est-à-dire la partie du système nerveux qui gère toutes les fonctions involontaires comme la respiration ou encore la digestion. Plus précisément, c’est la branche « sympathique » de ce système qui est en jeu quand il fait froid.
En pratique, lorsqu’une chute de température est détectée par des récepteurs cutanés, le cerveau envoie instantanément des signaux via ce système nerveux. Ces messages provoquent la contraction de fibres musculaires lisses très fines situées dans le tissu du téton et autour de l’aréole.
Ces fibres musculaires sont parfois comparées aux muscles qui font dresser les poils, le fameux réflexe de chair de poule. Dans les zones plus velues du corps, cette réaction a pour but, chez les animaux, d’augmenter une couche d’air isolante pour conserver la chaleur. Chez les humains, où les poils sont très peu nombreux, ce réflexe est en grande partie vestigial, mais il se manifeste encore dans certaines zones sensibles, comme les tétons.
Quand ces muscles se contractent sous l’effet du froid, ils tendent la peau autour du téton, ce qui le fait ressortir davantage vers l’extérieur. Pour autant, chez l’humain moderne, avec peu de poils, ce phénomène ne permet pas réellement de conserver la chaleur.
Le froid n’est pas le seul stimulus qui peut faire pointer les tétons. Ce même mécanisme – contraction des muscles lisses via le système nerveux sympathique – peut être déclenché par le frottement des vêtements, même sans changement de température, la stimulation tactile ou émotionnelle (stress, excitation, peur…), des changements hormonaux, comme lors du cycle menstruel ou de la grossesse.

Source : Journal of Andrology

Ecrit par : Dominique Salomon – Edité par : Emmanuel Ducreuzet
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